Gard: Dix ans de prison pour la septuagénaire qui a tué son mari violent

JUSTICE En 2014, Mireille Ayala avait tiré à la carabine sur son époux, décrit comme violent verbalement voire physiquement...

20 Minutes avec agence

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Illustration: Justice, loi.
Illustration: Justice, loi. — Patrick Semansky/AP/SIPA

La cour d’assises du Gard a, ce mardi, condamné à dix ans de réclusion criminelle une septuagénaire accusée d’avoir tué son mari d’un coup de carabine en 2014. Pour l’avocate générale Frédérique Rouchon, l’acte de l’accusée, Mireille Ayala, n’était rien de moins que le « geste d’une meurtrière ».

Entre hôpital psychiatrique et tentatives de suicide

En requérant cependant une peine de quatorze ans de prison pour « homicide volontaire sur conjoint » dans son réquisitoire, la magistrate a malgré tout tenu compte de la « souffrance réelle » et de la « pathologie ancienne » de la femme de 72 ans.

Souffrant de dépression, Mireille Ayala a, en effet, été internée en hôpital psychiatrique à plusieurs reprises et a tenté trois fois de mettre fin à ces jours pendant les deux ans et deux mois d’incarcération qui ont précédé son procès.

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La plus vieille détenue de la maison d’arrêt de Nîmes

Me Florence de Prato, l’une des avocates de l’accusée, a d’ailleurs mis en avant cette « extrême fragilité », demandant à la cour de prononcer « une peine juste » et de faire preuve « d’humanité » face à celle qui est la plus vieille détenue de la maison d’arrêt de Nîmes.

La défense a également mis en avant les « violences verbales », voire « physiques », dont le mari de Mireille Ayala faisait preuve envers son épouse, décrite par plusieurs témoins comme une femme « fragile et soumise » vivant dans la « peur » d’un mari « dominant ».