Attentats de novembre: Dans une lettre, Salah Abdeslam affiche son extrême religiosité

TERRORISME La missive, versée au dossier d’instruction le 11 octobre dernier, a été publiée par « Libération »

G. N.
— 
Salah Abdeslam, repéré par une caméra de surveillance à Molenbeek en 2014.
Salah Abdeslam, repéré par une caméra de surveillance à Molenbeek en 2014. — AP/SIPA

C’est l’une de ses très rares déclarations depuis qu’il est enfermé à Fleury-Mérogis. Une lettre écrite par Salah Abdeslam, suspect n°1 dans les attentats de novembre à Paris, et envoyée à une mystérieuse expéditrice a été publiée par Libération. Saisie par l’administration pénitentiaire, elle aurait été versée au dossier d’instruction le 11 octobre dernier.

Si elle permet de cerner un peu la personnalité de celui qui reste obstinément muet face aux enquêteurs, elle ne brille pas non plus par son contenu, uniquement centré sur la religion. Composée de trois paragraphes, elle serait destinée à une femme qui aurait écrit à Salah Abdeslam depuis la Côte-d’Or.

« Le seul qui mérite d’être adorer c’est Allah »

Dans cette lettre le djihadiste présumé y affiche sa très forte religiosité, et c’est à peu près tout. « Si je te demande les intentions de ta démarche c’est pour m’assuré que tu ne m’aime pas comme si j’étais une "star ou une idole" parce que je reçois des courriers comme ça et je ne cautionne pas cela car le seul qui mérite d’être adorer c’est Allah, Seigneur de l’univers », écrit-il (avec les fautes).

>> A lire aussi : Salah Abdeslam s'est radicalisé en prison, assure son ancien avocat

Avant d’ajouter : « Je ne cherche ni à m’élevé sur terre ni a commettre le désordre, je ne veux que la réforme, je suis musulman, c’est à dire soumis à Allah qui m’a créé et qui par sa grace ma harmonieusement faconné ainsi que toi et tous ceux qui existe. […] Est-tu soumise ? Sinon Alors dépêche toi de te repentir et de soumettre à Lui n’écoute pas les gens mais plutôt les paroles de ton Seigneur. Il te guidera. » Si Salah Abdeslam affirme être soumis à Allah, il n’y a ici rien de très exceptionnel, puisque « Islam » est un mot arabe qui signifie soumission, obéissance. Les juges enquêteurs sont loin d’avoir les réponses à leurs questions.