VIDEO. Les soldes d'hiver démarrent dans l'incertitude et sans l'euphorie d'antan

CONSOMMATION Le coup d'envoi officiel de la chasse aux bonnes affaires est donné à 8h dans les grands magasins parisiens...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une boutique rennaise annonçant les soldes d'hiver.
Illustration d'une boutique rennaise annonçant les soldes d'hiver. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Top départ des  soldes d'hiver. Ils démarrent ce mercredi pour six semaines sur fond d'incertitudes après une saison morose pour les commerçants qui font face à des consommateurs désormais habitués aux promotions toute l'année. Le coup d'envoi officiel de la chasse aux bonnes affaires est donné à 8h dans les grands magasins parisiens par la secrétaire d'Etat au Commerce, Martine Pinville.

 

 

Moins d'enthousiasme

Ce premier jour, auparavant particulièrement attendu, ne suscite plus le même enthousiasme. «Ça reste un moment important. Mais il n'y a plus le même sentiment d'urgence qu'autrefois. Les gens ne prennent plus forcément une journée de congés, il y a moins la queue à l'ouverture», reconnait Agnès Vigneron, directrice des Galeries Lafayette Haussmann.

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En cause, la détérioration du pouvoir d'achat, contraignant les Français à faire des arbitrages dans leur consommation, mais aussi l'habitude bien ancrée des achats à prix barrés toute l'année. Ainsi en 2015, près d'un achat de vêtement sur deux s'est fait en réduction, les promotions (+7,3 points) prenant le pas sur les soldes traditionnels (-6,4 points), selon la Fédération française du prêt-à-porter féminin (FFPAPF).

Cette année, de nombreuses promotions, allant déjà jusqu'à -50%, sont apparues dans les grandes enseignes dès le lendemain de Noël. «Le phénomène des ventes privées s'est définitivement généralisé (...) créant une forte incertitude» sur le pouvoir d'attraction des soldes traditionnels, note Yves Marin, expert consommation chez Wavestone. De fait, les sondages montrent qu'un peu moins de Français devraient cette année participer aux soldes.

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Même si 70 à 80% d'entre eux devraient encore répondre présents, le recul est néanmoins de trois points par rapport à l'an dernier, selon Toluna/LSA. Côté budget, les tendances sont incertaines : 50% de ceux qui feront les soldes déclarent ne pas savoir avec précision ce qu'ils vont dépenser, selon l'Ifop. Mais pour la plupart, les soldes de cet hiver seront placés sous le signe des achats raisonnables : entre 52% (Yougov/Mareduc) et 71% (Ifop/Spartoo) des Français vont en profiter pour effectuer des «achats besoin», renonçant aux achats «coups de coeur».