Hébergement d'urgence: Emmanuelle Cosse défend l'action du gouvernement

SOCIETE Le corps d'un SDF de 65 ans a été découvert samedi en Seine-Saint-Denis...

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuelle Cosse dans un foyer géré par l'association La Mie de pain, à Paris le 6 janvier 2017.
Emmanuelle Cosse dans un foyer géré par l'association La Mie de pain, à Paris le 6 janvier 2017. — Witt/SIPA

« Ce n’est jamais tolérable qu’une personne meure dans la rue. Il faut être indigné par cela et moi, je le suis à chaque fois », a déclaré Emmanuelle Cosse à l’occasion d’une visite dimanche soir au Samu social à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). La ministre du Logement a défendu l’action du gouvernement pour l’hébergement d’urgence des sans-abri en plein cœur de l’hiver, après la découverte du corps d’un SDF de 65 ans samedi en Seine-Saint-Denis.

>> A lire aussi : Des salles ouvertes en urgence à Paris pour les sans-abris ce week-end

Emmanuelle Cosse a visité le centre d’appel d’urgence (le 115) du Samu social, au terme d’une semaine marquée par une vague de froid qui a provoqué une polémique entre le gouvernement et la Fnars, fédération d’associations de solidarité qui a dénoncé « un des hivers les plus difficiles sur le front de l’hébergement ». Elle a participé ensuite à une maraude auprès de SDF dans Paris, avant de visiter un centre d’hébergement de 99 places à Montrouge (Hauts-de-Seine).

« De 82.000 places d’hébergement à 129.000 places aujourd’hui »

« Nous avons fait le choix en 2012 avec François Hollande de changer complètement la politique de l’hébergement, d’arrêter les ouvertures massives l’hiver et les fermetures au 1er mars où des gens se retrouvaient à la rue immédiatement, ce qui explique que nous sommes passés de 82.000 places d’hébergement à 129.000 places aujourd’hui », a fait valoir la ministre, tout en reconnaissant que des efforts restent à accomplir.

>> A lire aussi : Un sans-abri de 53 ans retrouvé mort de froid à La Rochelle

« Nous poursuivons les ouvertures de places chaque semaine », a-t-elle assuré en annonçant une rencontre cette semaine avec les associations pour situer les « points de tension en région » et mieux identifier les difficultés.

MSF fustige « harcèlements » et « violences » de la police contre les migrants

Pour la ministre, l’un des problèmes réside dans la variété des populations dans le besoin. « Il y a des mineurs isolés, des femmes seules, des hommes avec des chiens, ceux qui ont des troubles psychiques ou des addictions, des familles… et cela appelle des réponses différentes », a-t-elle souligné, évoquant aussi ceux qui refusent d’intégrer les structures existantes, « sauf quand il fait très froid ».

Interrogée sur la question des migrants, la ministre n’a pas souhaité polémiquer avec Médecins sans frontières (MSF), qui a fustigé samedi des « harcèlements » et « violences » de la police à leur égard dans la capitale. Emmanuelle Cosse a promis une multiplication « des maraudes sociales » et de « prochaines ouvertures de places ». « La partie complémentaire du centre de La Chapelle (400 places pour hommes migrants à Paris) qui concerne les femmes, les familles et les mineurs va être ouverte à Ivry d’ici 15 jours avec 350 places », a-t-elle précisé.