Loiret: Sept mineurs et un majeur soupçonnés de viols sur une jeune fille âgée de 12 ans

FAITS DIVERS Agés de 14 ans à 19 ans, les jeunes ont été placés en garde à vue, soupçonnés d’avoir imposé des fellations à une jeune fille de 12 ans à Artenay (Loiret)…

Vincent Vantighem

— 

Illustration gendarmerie
Illustration gendarmerie — LODI FRANCK/SIPA

« C’est une enquête extrêmement sensible… », confie une source proche de l’affaire. Sept mineurs et un majeur sont en garde à vue, ce jeudi, dans les locaux de la brigade de gendarmerie d’Artenay, au nord d’Orléans (Loiret), dans le cadre d’une enquête ouverte pour « viol » et « corruption de mineure ». Ils sont soupçonnés d’avoir imposé des fellations à une jeune fille de 12 ans entre les mois d’août et d’octobre 2016.

C’est le principal du collège où était scolarisée la jeune fille qui a averti sa mère après avoir découvert que des photos dénudées de la jeune fille circulaient dans l’enceinte de l’établissement. Une mère qui, après avoir interrogé sa fille, a décidé de porter plainte. Les jeunes mis en cause sont âgés de 14 à 19 ans et connus, pour certains, des services de police pour des faits de « dégradations », « violences » ou « rébellion ».

La jeune fille « n’allait visiblement pas bien »

Etant donné l’âge des mis en cause et de la victime, les enquêteurs s’interrogent essentiellement sur la notion de « consentement » et de « contrainte » et doivent, selon nos informations, organiser des confrontations durant l’après-midi pour tenter d’y voir clair.

>> Des prestations sexuelles tarifées proposées sur Snapchat

La jeune fille – qui « n’allait visiblement pas bien » selon une source judiciaire – aurait elle-même envoyé au moins un cliché explicite d’elle sur le réseau social Snapchat. « C’est une affaire très compliquée, précise notre source. Ce sont des jeunes gens qui n’ont pas encore la notion de l’intimité. Les faits relèvent plus d’un rapport à la pornographie que d’un rapport à la sexualité. »

Au domicile de la jeune fille en l’absence des parents

Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits se seraient déroulés sur plusieurs mois et dans plusieurs endroits, dont le domicile de la jeune fille en l’absence de ses parents. Les mineurs gardés à vue auraient, à tour de rôle, tenté d’imposer des fellations à la jeune fille.

>> Sexualité: Les enfants posent des questions de plus en plus tôt

Mis en cause pour des faits de « corruption », le majeur de 19 ans aurait lui proposé des relations sexuelles à la victime via les réseaux sociaux sans jamais passer à l’acte. Depuis les faits, la jeune fille a été scolarisée dans un autre établissement.