Fourrure: Les associations de défense des animaux veulent la peau de la marque Histoires de bêtes

POLEMIQUE Différentes associations s'insurgent contre la vente de peluches en vraie fourrure animale de la marque française...

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un enfant avec sa peluche.
Illustration d'un enfant avec sa peluche. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Un ourson en vison pour 900 euros ou encore un « baby teddy » en véritable peau de lapin Silky Rex pour 1.800 euros. Inadmissible pour les associations de défense des animaux, qui pointent du doigt la marque Histoire de bêtes. Cette société française vend des peluches de luxe fabriquées à partir de vraies fourrures animales.

« Ces peluches sont destinées à des gosses. Comment des parents peuvent offrir des animaux morts à leurs enfants ? Pour moi, c’est incompréhensible », explique au Figaro Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’amis. Et d’ajouter : « Si les enfants étaient au courant de comment sont confectionnés leurs nounours, je suis certaine qu’ils seraient écœurés. »

La présidente de la marque se défend

Même son de cloche du côté de l’association IFAW France (Fonds international pour la protection des animaux) ou de la Fondation Brigitte Bardot, ou l’indignation est de mise. « Cette société française tue des milliers d’animaux pour créer des choses totalement futiles. Histoire de bêtes méprise la vie » affirme ainsi Christophe Marie, porte-parole de l’ONG, citée par le quotidien.

« Je suis terrorisée par les proportions que cela prend », a confié à LCI Kiama Colas, présidente de la marque, qui envisage de porter plainte et se défend en indiquant produire peu de pièces (une dizaine par mois) et « de manière éthique ».

Deux pétitions et plus de 40.000 signatures

« Nous croyons aux matières naturelles, aux petites productions locales, moins d’objets avec plus de sens », peut-on notamment lire sur le site Internet d’Histoires de bêtes.

Reste que le relais de la contestation a été repris sur Internet. Le 30 décembre, une pétition a été lancée sur la plateforme Change.org et a déjà recueilli plus de 11.000 signatures. Le lendemain, une autre pétition, hébergée sur MesOpinions.com, a vu le jour et déjà recueilli depuis plus de 31.000 signatures.