Trafic de drogue: Commandes par SMS, Internet, drive…Les dealers s’adaptent aux clients

DROGUES Les usagers les plus insérés socialement répugnent de plus en plus à se rendre dans les lieux de deal...

20 Minutes avec AFP

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Illustration saisie de drogue.
Illustration saisie de drogue. — M.LIBERT/20 MINUTES

Les trafiquants de drogue se sont adaptés aux nouvelles technologies. Face à une concurrence exacerbée et à la présence policière accrue en raison de l’état d’urgence, les dealers continuent d’aller davantage vers les consommateurs, notamment via SMS et Internet, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT).

Dans son étude sur les tendances récentes et nouvelles drogues (Trend), rendue publique ce mardi, l’OFDT met en avant une « concurrence de plus en plus exacerbée » entre les réseaux de trafic, qui se traduit par « un climat de violences intensifié ».

Des « drive » adossés à une cité

Face à ce climat de violence et de présence policière accrue, les usagers les plus insérés socialement répugnent de plus en plus à se rendre dans les lieux de deal, ce qui a conduit les trafiquants à continuer de « développer une stratégie consistant à aller vers les consommateurs » : prise de commandes par SMS, approvisionnement des clients dans des « drive » adossés à une cité où les clients peuvent s’approvisionner sans quitter leur véhicule, voire commandes de produits sur Internet et livraison postale des marchandises.

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Si l’herbe et la résine de cannabis continuent à connaître une augmentation de leur taux de THC, « leurs publics se différencient sensiblement » : « les usagers les plus insérés consommeraient majoritairement de l’herbe et participeraient au développement de l’auto-culture du cannabis », tandis que les consommateurs les plus défavorisés continuent à majoritairement acheter de la résine, dont le prix est inférieur, note l’étude.

Enfin, l’OFDT décrit un phénomène marginal mais préoccupant en termes de santé publique : la consommation de produits (cocaïne, GHB, mais surtout des nouveaux stimulants de synthèse acquis sur Internet) en contexte sexuel, dit « chemsex », dans une frange de la communauté homosexuelle masculine.