Cambriolages: Alarmes, digicodes... Les systèmes de sécurité sont-ils efficaces?

SECURITE Une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales distingue pour la première fois le ciblage et l’entrée par effraction dans le logement…

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un cambriolage.
Illustration d'un cambriolage. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Plus rien n’arrête les cambrioleurs. Alarmes, portes blindées ou digicodes ne les dissuadent même plus… Mais se révèlent toutefois efficaces pour les voleurs amateurs qui veulent entrer par effraction, révèle ce mercredi une étude inédite.

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a dévoilé une étude sur les cambriolages commis en France, s’intéressant à l’efficacité, ou non, des systèmes de sécurité des ménages.

« Un environnement dégradé » est un facteur de risques supplémentaires

Cette étude se base sur les données des enquêtes de victimation effectuées tous les ans, avec l’Institut national de la statistique (Insee), consistant à sonder les Français sur les faits de délinquance dont ils se disent victimes et pour lesquels ils ne portent pas automatiquement plainte. Elle distingue à cet égard, pour la première fois, le ciblage et l’entrée par effraction dans le logement.

« Lors du choix de la cible par le cambrioleur, ce sont les facteurs relatifs à l’environnement du logement qui seront les plus déterminants », écrivent les auteurs. « Un environnement dégradé, des actes de vandalisme et de cambriolages sont des facteurs de risques supplémentaires ». Les dispositifs de sécurité, à l’exception des caméras de surveillance bien visibles, ont « pour la plupart un effet dissuasif faible à ce stade du cambriolage ».

L’entrée dans le logement, « une étape décisive »

En revanche, ils jouent pleinement leur rôle au moment de l’entrée par effraction dans le logement, singulièrement l’alarme et la porte blindée, davantage encore si elles sont associées à un digicode ou une caméra de surveillance.

Le taux d’échec des cambriolages est de près de 50 %, mais une fois entré dans le logement, l’auteur « a plus de 8 chances sur 10 de « réussir » son cambriolage ». L’entrée dans le logement est « donc l’étape décisive », selon l’ONDRP.