VTC: Le gouvernement met la pression sur Uber

TRANSPORTS Le gouvernement a accentué la pression sur Uber après un nouvel échec des discussions, quand plusieurs organisations ont annoncé des actions vendredi aux aéroports parisiens...

20 Minutes avec AFP

— 

Les chauffeurs de VTC se sont rassemblés à  Paris, Porte Maillot et protestent contre la hausse des commissions sur les prix des courses, imposées par la société UBER, via son application mobile. Paris, France, le 15 décembre 2016.Crédit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA
Les chauffeurs de VTC se sont rassemblés à  Paris, Porte Maillot et protestent contre la hausse des commissions sur les prix des courses, imposées par la société UBER, via son application mobile. Paris, France, le 15 décembre 2016.Crédit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA — SIPA

Pas d'accord entre Uber et les chauffeurs de VTC  ce mardi. Les deux parties se sont séparées sans accord sur les termes d'une rémunération, le gouvernement accusant la plateforme de réservation américaine d'être responsable de cet échec. 

«Lors de la nouvelle réunion d'aujourd'hui, la société Uber n'a pas répondu favorablement» aux demandes du gouvernement. «Alain Vidalies déplore vivement ce choix, qui ne favorise pas le bon déroulement des discussions à venir», a indiqué un communiqué du secrétariat d'Etat aux Transports. 

Plusieurs organisations de chauffeurs VTC ont annoncé des actions vendredi aux aéroports parisiens.

Gel de la hausse de la commission

A l'issue d'une réunion avec les représentants des chauffeurs, des associations pour la plupart, Alain Vidalies avait demandé lundi à la plateforme américaine, pionnière et très majoritaire sur le marché, de geler la hausse de sa commission passée récemment de 20 à 25%, le temps de mener des négociations avec les chauffeurs.

Ces derniers protestent contre des conditions de travail «indignes» avec un prix minimum de la course descendu à six euros [contre huit initialement, ndlr]. Ils ont entamé la semaine dernière un mouvement social, émaillé de violences, et menacé d'appeler à une nouvelle mobilisation dès mercredi.

Création d'un fonds de soutien

La plateforme a annoncé mardi la création d'un fonds de soutien de deux millions d'euros, sans en préciser les modalités, les laissant sur leur faim.

Alain Vidalies a aussi appelé les parties à «l'apaisement» et à s'engager «dans un cycle de discussions, sous l'égide d'un médiateur nommé par le gouvernement, sur quatre thématiques: la tarification; les conditions de déconnexion des plateformes pour les chauffeurs [qui peuvent se voir privés d'accès sans préavis]; la protection sociale; et les charges». Ces négociations sont censées se conclure d'ici le 31 janvier 2017.