Affaire Tapie: Le FMI apporte sa «pleine confiance» à Christine Lagarde malgré le jugement de Paris

JUSTICE La directrice du Fonds monétaire international a été reconnue coupable de « négligence » dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais…

20 Minutes avec AFP

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Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors d'une conférence à Washington (Etats-Unis), le 8 juillet 2015.
Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors d'une conférence à Washington (Etats-Unis), le 8 juillet 2015. — SIPANY/SIPA

Le Fonds monétaire international soutient sa directrice. L’institution a renouvelé lundi sa « pleine confiance » à Christine Lagarde, malgré le jugement de Paris l’ayant reconnu coupable de « négligence » dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais.

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Le conseil d’administration du FMI, qui représente ses 189 Etats membres, « réaffirme sa pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d’assumer ses fonctions efficacement », indique un communiqué.

Arrivée à la tête du Fonds en 2011, Christine Lagarde a été reconduite en juillet pour un second mandat de cinq ans. L’ancienne ministre française de l’Economie (2007-2011) a été jugée coupable de négligences lundi pour son rôle dans l’arbitrage rendu en 2008 en faveur de l’homme d’affaires Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais. Elle a toutefois été dispensée de peine.

Le « fantastique leadership » et la « confiance qu’elle inspire sur le globe »

Le conseil d’administration du FMI, qui avait apporté son soutien à sa directrice tout au long de la procédure, a assuré avoir pris en compte « tous les éléments pertinents » pour prendre sa décision, notamment « le fantastique leadership de la directrice générale et l’important et respect et confiance qu’elle inspire sur le globe ».

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L’organe de direction du FMI, qui a nommé Christine Lagarde à son poste et avait la possibilité de la destituer, se dit par ailleurs prêt « à continuer à travailler (avec elle) pour s’attaquer aux difficiles défis auxquels l’économie mondiale fait face ». Dans un communiqué distinct, les Etats-Unis, premiers actionnaires du FMI, ont eux aussi apporté leur soutien à la Française, assurant avoir « pleine confiance » dans sa capacité à guider le FMI dans un « moment crucial pour l’économie mondiale ».