Attentat déjoué à Notre-Dame de Paris: Une nouvelle suspecte arrêtée et présentée à la justice

TERRORISME Agée de 23 ans, elle a été arrêtée à mantes-la-Jolie (Yvelines)...

G. N. avec AFP

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Des militaires devant Notre-dame de Paris le 16 novembre 2015 (illustration)
Des militaires devant Notre-dame de Paris le 16 novembre 2015 (illustration) — PATRICK KOVARIK / AFP

Du nouveau dans l’enquête sur le commando de femmes djihadistes arrêtées après la découverte de bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris en septembre. Une nouvelle suspecte, la quatrième, a en effet été arrêtée mardi à Mantes-la-Jolie et devait être présentée aux juges antiterroristes vendredi, a indiqué une source judiciaire.

Comme l’a révélé LCI, cette femme de 23 ans a été de nombreuses fois en contact, notamment au téléphone, avec la principale suspecte Inès Madani, entre le moment où les bonbonnes ont été découvertes le 4 septembre et les arrestations quatre jours plus tard, a expliqué cette source. Le parquet de Paris a requis sa mise en examen et son placement en détention provisoire, a précisé la source.

Une Peugeot remplie de bonbonnes de gaz

Inès Madani, 19 ans, avait été arrêté à Boussy-Saint-Georges (Essonne) avec deux autres femmes, dont l’une, consciente d’être repérée, avait attaqué l’un des policiers dans son véhicule en lui assénant un coup de couteau, le blessant à une épaule. Inès Madani s’était lancée sur un autre fonctionnaire, couteau à la main, avant d’être blessée par le policier.

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Quatre jours plus tôt, une Peugeot 607 avait été découverte dans le Quartier latin, non loin de la cathédrale Notre-Dame, avec dans son coffre cinq bonbonnes de gaz, trois bouteilles avec des traces de gasoil, une couverture avec des résidus d’hydrocarbure et une cigarette à peine consumée, mais aucun dispositif de mise à feu.

La femme arrêtée mardi, de nationalités française et algérienne, apparaît aussi dans les abonnés de la chaîne Télégram du djihadiste français Rachid Kassim. Ce dernier a téléguidé plusieurs attentats ou tentatives ces derniers mois depuis la zone irako-syrienne, via ce service de messagerie cryptée. Parmi ces émules, figurait aussi Inès Madani, qui avait été mise en examen comme ses deux complices présumées pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placée en détention provisoire.

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