Les vétos craignent de prochains «déserts vétérinaires» dans les campagnes

PERSPECTIVE Ces professionnels redoutent des déserts d'ici cinq à dix ans dans certaines régions rurales de France...

20 Minutes avec AFP
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Illustration de vaches à Vallerois-Le-Bois, en France
Illustration de vaches à Vallerois-Le-Bois, en France — SEBASTIEN BOZON / AFP

Les vétérinaires craignent l’instauration de déserts vétérinaires d’ici cinq à dix ans dans certaines régions rurales de France. Ils demandent ainsi à l’État d’agir pour améliorer l’installation et le maintien des « vétos » sur tout le territoire.

« Nous identifions d’ores et déjà une problématique pour l’avenir portant sur un défaut de répartition dans certains territoires », a indiqué jeudi à Paris Jacques Guérin, vice-président de l’Ordre national des vétérinaires.

Avec 18.084 vétérinaires installés, le problème n’est pas immédiat. Il court sur les cinq à dix prochaines années. Actuellement, près de 1.500 des praticiens ruraux sont des hommes de 50 à 59 ans, s’approchant de la retraite.

Problématique des « déserts médicaux »

Aux avant-postes des épidémies, les vétérinaires sont les premiers à pouvoir diagnostiquer des maladies potentiellement contagieuses pour les autres animaux (épizooties) oupour les hommes (zoonoses).

La problématique rejoint celle des déserts médicaux. En milieu rural, les vétérinaires ont besoin de couverture télécoms professionnelle, d’écoles et d’opportunités de travail pour le ou la conjointe.

Selon Jacques Guérin, lui-même vétérinaire à Pleucadeuc dans le Morbihan, le problème ne doit pas nécessairement être résolu en formant plus de vétérinaires, mais en les incitant à s’installer dans des zones déficitaires, et surtout à y rester.