Affaire des primes en liquide : Trente mois avec sursis et 100 000 euros d’amende requis contre Claude Guéant

JUSTICE En première instance, il avait été condamné à deux ans prison avec sursis et 75 000 euros d’amende…

20 Minutes avec AFP

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Claude Guéant.
Claude Guéant. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Les réquisitions sont plus lourdes qu’en première instance. Une peine de trente mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction des droits civils et civiques a été requise ce lundi à l’encontre de Claude Guéant, ex-bras droit de Nicolas Sarkozy, au procès en appel des primes en liquide du ministère de l’Intérieur.

En première instance, l’ancien directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy avait été condamné à deux ans prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de toute fonction publique.

Des primes d’un montant global de 210 000 euros

L’affaire porte sur des primes en espèce que se versaient chaque mois des membres du cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur et qui étaient prélevées sur une enveloppe destinée aux frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers.

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La procédure vise un montant global de 210 000 euros, soit 10 000 euros par mois remis entre 2002 et 2004 par l’ex-directeur général de la police nationale Michel Gaudin à Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre. Ce dernier en a gardé la moitié et a reversé le solde à trois de ses collaborateurs, Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin.