Espagne: Nus et peints en rouge sang, des manifestants simulent le massacre des animaux à fourrure

MODE Selon AnimaNaturalis, plus de 60 millions d’animaux sont tués chaque année dans le monde pour leur peau destinée à la confection de manteaux…

20 Minutes avec agences
Des dizaines de manifestants nus, le corps maculé d'éclaboussures rouges de faux sang, se sont rassemblés dimanche 11 décembre 2016 dans le centre de Barcelone (Espagne) pour protester contre la confection de manteaux en fourrure.
Des dizaines de manifestants nus, le corps maculé d'éclaboussures rouges de faux sang, se sont rassemblés dimanche 11 décembre 2016 dans le centre de Barcelone (Espagne) pour protester contre la confection de manteaux en fourrure. — Andreu Dalmau/SIPA

Des manifestants nus, le corps maculé d’éclaboussures rouges de faux sang. A l’appel de l’association AnimaNaturalis des dizaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche dans le centre de Barcelone (nord-est de l’Espagne) pour protester contre la confection de manteaux en fourrure.


« Les vêtements de fourrure ont été associés, d’une manière erronée, au luxe et à la mode. Si nous pouvons montrer la souffrance qu’il y a derrière un manteau de fourrure et promouvoir les nombreuses alternatives vestimentaires qui ne nécessitent pas le sacrifice d’une vie animale, nous pouvons inciter les gens à ne plus acheter de fourrure », a souligné Aida Gascon, responsable de la branche espagnole de l’organisation de défense des droits des animaux.

L’Europe produirait 70 % de la fourrure de vison utilisée dans le monde

Selon AnimaNaturalis, chaque année, plus de 60 millions d’animaux [dont plus de 32 millions dans l’Union européenne] sont tués dans le monde pour leur peau destinée à la confection de manteaux et autres articles. Et l’Europe (le Danemark et la Finlande en tête) produirait 70 % de la fourrure de vison utilisée dans le monde, et 63 % de la fourrure de renard.

 

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés en décembre 2016 à Barcelone pour protester contre la confection de manteaux en fourrure. Parmi eux, Luisa Escribano, 53 ans, et sa fille Barbara, 21 ans tenaient la pancarte
Des dizaines de manifestants se sont rassemblés en décembre 2016 à Barcelone pour protester contre la confection de manteaux en fourrure. Parmi eux, Luisa Escribano, 53 ans, et sa fille Barbara, 21 ans tenaient la pancarte - Andreu Dalmau/SIPA

 

« Combien de vies uniquement pour un manteau ? », avait ainsi écrit sur une pancarte Luisa Escribano, 53 ans. Venu avec sa fille Barbara, 21 ans, Luisa se tenait agenouillée au milieu des manifestants gisant inertes, blottis les uns contre les autres, sur le sol. Elle entendait elle aussi dénoncer la cruauté de l’industrie de la fourrure, et l’abattage d’être vivants pour la seule production vestimentaire.