Affaire Jacqueline Sauvage: La demande de grâce totale a été transmise à la Chancellerie

JUSTICE Le Président prendra sa décision après l’avis émis par le ministère de la Justice…

20 Minutes avec AFP

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Les filles de Jacqueline Sauvage arrivant à l'Élysée à Paris, le 29 janvier 2016, pour rencontrer le Président François Hollande.
Les filles de Jacqueline Sauvage arrivant à l'Élysée à Paris, le 29 janvier 2016, pour rencontrer le Président François Hollande. — Agnès COUDURIER-CURVEUR / AFP

Jacqueline Sauvage va-t-elle bénéficier d’ une grâce présidentielle totale ? L’Elysée a indiqué ce vendredi avoir transmis à la Chancellerie la demande faite la semaine dernière par ses trois filles. Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, s’est déjà vu  refuser une demande de libération conditionnelle.

La Chancellerie « doit rendre un avis et le président prendra sa décision sur cette base-là », a-t-on précisé dans l’entourage de François Hollande. Pourtant, selon BFMTV, la question serait déjà réglée. L’Elysée n’accordera pas de grâce totale à Jacqueline Sauvage, aurait indiqué l’entourage du chef de l’Etat à BFMTV.

« Craignant pour sa vie »

Dans leur lettre adressée il y a une semaine au chef de l’Etat, les trois filles de Jacqueline Sauvage se disaient « désespérées » de ne pas avoir leur mère près d’elles, « inquiètes pour son état de santé » et « craignant pour sa vie ». Elles disaient aussi ne « plus » savoir « comment intervenir face à toutes ces interminables procédures qui n’aboutissent pas ».

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Devenue un symbole des victimes de violences conjugales, Jacqueline Sauvage avait obtenu le 31 janvier, après une forte mobilisation, une grâce partielle du président Hollande, notamment de la période de sûreté, lui permettant ainsi de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle. Cette demande a été rejetée en première instance, puis en appel la semaine dernière. La cour d’appel de Paris a notamment estimé que la réflexion de Jacqueline Sauvage demeurait « pauvre et limitée puisqu’elle peine encore » à accéder à un « authentique sentiment de culpabilité ».