Victime de deux infarctus, Francis Heaulme sera-t-il en état d'être jugé en 2017?

JUSTICE L’avocat d’une des familles des victimes demande une expertise médicale du principal suspect du double meurtre de Montigny-lès-Metz en 1986…

20 Minutes avec AFP
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Francis Heaulme à son premier procès en 2014.
Francis Heaulme à son premier procès en 2014. — DAMIEN MEYER / AFP

Echappera-t-il à un procès, et est-il en état d’y assister ? Une expertise médicale de Francis Heaulme, principal suspect du meurtre de deux enfants en 1986 à Montigny-lès-Metz (Moselle), a été demandée, a-t-on appris mardi auprès de Me Thierry Moser, avocat d’une des deux familles, alors qu’un procès pourrait se tenir en 2017.

« J’ai déposé en fin de semaine dernière une demande d’expertise médicale », a indiqué Me Moser, avocat des parents d’Alexandre Beckrich, confirmant une information du Républicain lorrain. « Je tiens absolument à ce que ce procès se tienne enfin. Donc, il s’agit de savoir si Heaulme est valide ou pas », a-t-il ajouté.

« Pas sûre qu’il soit en état de passer plusieurs semaines dans un box »

Sa demande fait suite à des déclarations de l’avocate de Francis Heaulme, Liliane Glock, selon lesquelles son client, âgé de 57 ans, serait au plus mal, après deux infarctus. « Il souffre aussi de pathologies graves », a-t-elle expliqué. « Je ne suis pas sûre qu’il soit en état de passer plusieurs semaines dans un box. »

Plus de 30 ans après les meurtres de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, le 28 septembre 1986 sur un talus SNCF de Montigny-lès-Metz (Moselle), et 14 ans après l’acquittement de Patrick Dils, condamné à perpétuité en 1989 avant d’être blanchi, les familles espèrent que le procès de Francis Heaulme aura enfin lieu.

La Cour de cassation étudiera le dossier le 17 février 2017

Sa présence à proximité du lieu du crime le jour du meurtre avait été un élément clef de l’acquittement de Patrick Dils, et un premier « procès Heaulme » s’était ouvert en 2014. Mais il avait été ajourné dès le deuxième jour après des témoignages de dernière minute incriminant un ex-manutentionnaire, Henri Leclaire.

En juillet dernier, après de nouvelles investigations, la chambre de l’instruction de Metz a décidé de ne pas renvoyer ce dernier devant les assises. Une des parties civiles a fait appel de cette décision. Désormais, le dossier est entre les mains de la Cour de cassation, qui doit l’étudier le 17 février et, espèrent les familles, rendre une décision rapidement.