Centrale de Fessenheim: La justice ouvre une enquête sur l'anomalie d'un réacteur

NUCLEAIRE Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris lundi soir...

20 Minutes avec AFP

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La centrale nucléaire de Fessenheim.
La centrale nucléaire de Fessenheim. — M.ASTAR/SIPA

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour faire la lumière sur l’anomalie détectée sur le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim située dans le Haut-Rhin, après une plainte de Greenpeace et d’ autres associations, a appris l’AFP lundi de source judiciaire.

L’enquête, confiée à la gendarmerie, a été ouverte des mêmes chefs que ceux mentionnés par la plainte de Greenpeace, qui visait Areva et EDF : mise en danger délibérée de la vie d’autrui, usage de faux, utilisation d’un équipement à risques ne satisfaisant pas aux exigences essentielles de sécurité et déclaration tardive d’un incident risquant d’avoir des conséquences notables sur la sécurité de l’installation.

Les deux réacteurs bientôt à l'arrêt ? 

Fin avril, Areva avait annoncé que des anomalies documentaires avaient été détectées dans le suivi des processus de fabrication d'équipements au sein de son usine du Creusot. Parmi ses irrégularités, l'une d'entre elles concernait la virole basse d'un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de Fessenheim.

En juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait annoncé que le réacteur n°2 de la doyenne des centrales françaises, stoppé le 13 juin, devait être maintenu à l'arrêt en raison de cette anomalie. Pour Greenpeace, EDF a tardé à déclarer l'anomalie à l'ASN, en la dissimulant pendant un mois entre mai et juin 2016.

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Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, avait affirmé fin octobre que l'étude des dossiers de fabrication de pièces nucléaires forgées à l'usine d'Areva au Creusot montrait que certaines anomalies s'apparentaient à des « falsifications ».