Eduardo Pisani : Le chanteur menace de se suicider pour éviter l’expulsion

PEOPLE «On m’a enlevé le droit de rester en France. Je préfère mourir. Le 31 décembre 2016, je vais me suicider car quitter la France m’est insupportable», écrit le chanteur sur Facebook...

20 Minutes avec agence

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Le chanteur Eduardo Pisani, qui risque d'être expulsé de France, a menacé sur Facebook de se suicider, en décembre 2016.
Le chanteur Eduardo Pisani, qui risque d'être expulsé de France, a menacé sur Facebook de se suicider, en décembre 2016. — Capture d'écran / Facebook

Le chanteur Eduardo Pisani, plus connu sous le nom d'« Edouardo », va peut-être devoir mettre un point final à son histoire d’amour avec la France. Celui qui y a connu le succès avec son tube culte des années 1990, Je t’aime le lundi a menacé de se suicider alors qu’il risque d’être expulsé du pays, comme il l’a indiqué sur Facebook samedi.

« On m’a enlevé le droit de rester en France. Je préfère mourir. Le 31 décembre 2016, je vais me suicider car quitter la France m’est insupportable », écrit le chanteur dans son post.

Hébergé dans une pension Emmaüs à Paris

En effet, un document de la préfecture de police indique qu’il n’a pas résidé en France sans interruption pendant cinq ans et qu’il « ne démontre pas pouvoir vivre et résider sur le territoire français de ses propres ressources ». Comme le précise France Soir, le chanteur est hébergé dans une pension Emmaüs à Paris et touche le RSA.

Conséquence : « la demande de titre de séjour […] est rejetée », indique le document, daté du 29 novembre. Et le chanteur « est obligé de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification du présent arrêté ». Une issue qu’Eduardo Pisani, qui a également publié la décision de justice, n’envisage pas du tout.

Le chanteur en appelle au préfet de Paris

Dans son post sur Facebook, le chanteur, qui avait présenté sa candidature à l’Académie française en début d’année, crie son amour pour la France, même s’il n’a pas retrouvé le succès depuis son fameux tube. Toujours via le réseau social, il s’est même adressé à Michel Cadot, le préfet de Paris.

« Vous voulez m’expulser de la France alors que j’ai une carte électorale pour voter ici. Je vous invite à boire un thé dans la pension de famille d’Emmaüs où j’habite depuis le 30 mai 2011 », a-t-il notamment indiqué.