Bourges: Onze jours après son décès, elle ne peut toujours pas être inhumée à cause de son pacemaker

PACEMAKER Le stimulateur cardiaque de la défunte aurait dû être compatible avec l'inhumation et la crémation, pourtant les obsèques n'ont toujours pas eu lieu onze jour après sa mort...

20 Minutes avec agence
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La ville de Bourges (Cher) sur Google Maps.
La ville de Bourges (Cher) sur Google Maps. — Google Maps

Onze jours après son décès à Bourges (Cher), une femme de 81 ans ne peut toujours pas être inhumée. En cause ? La présence d’un pacemaker. Le règlement des pompes funèbres précise, en effet, qu’un tel dispositif n’est pas compatible avec la mise en bière. Risque d’explosion ou de pollution par le lithium des piles obligent.

Celui que porte la défunte aurait pourtant dû lui permettre une inhumation. Il s’agit en effet du Micra, un pacemaker dernier cri homologué par la Haute autorité de santé et le fabricant américain Medtronic. Placé à l’intérieur du cœur, il n’est pas plus gros qu’une gélule, rapporte La Nouvelle République.

Une seule solution est proposée : enlever la pile

Qu’importe quand la patiente décède le 22 novembre dernier, les pompes funèbres refusent toute crémation et les obsèques sont bloquées. La famille, en toute bonne foi, avait pourtant prévenu le médecin de la présence du stimulateur cardiaque dernier cri, indétectable car logé dans le cœur.

Une seule solution lui est alors proposée : enlever la pile en faisant appel à un médecin ou au thanatopracteur local. L’employé des pompes funèbres refuse cependant d’ouvrir le cœur arguant, selon La Nouvelle République, que l’opération dépasse ses compétences.

Le corps a été placé en chambre froide

De son côté, le chirurgien cardiaque qui a opéré la défunte ne peut, comme lerappelle Europe 1, toucher le corps quarante-huit heures après le décès. Et au motif que la mort n’est pas suspecte, le procureur de Bourges a refusé par deux fois qu’un médecin légiste s’occupe d’enlever le pacemaker de la discorde.

Plus de dix jours après le décès, le corps a donc été placé en chambre froide avant un placement en « cellule négative », autrement dit un congélateur. La sœur de la défunte, elle, assure qu’on lui a « proposé de faire le tour de France des crématoires pour en trouver un qui accepterait ».