Affaire des écoutes visant Sarkozy: Les juges ont terminé leurs investigations

JUSTICE La fin de l’enquête a été notifiée aux parties…

20 Minutes avec AFP

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L'ancien président Nicolas Sarkozy, Le candidat à la primaire à droite et du centre, le 24 août 2016 à TF1 à Boulogne-Billancourt.
L'ancien président Nicolas Sarkozy, Le candidat à la primaire à droite et du centre, le 24 août 2016 à TF1 à Boulogne-Billancourt. — BERTRAND GUAY / AFP

Les juges d'instruction ont terminé leurs investigations dans l'affaire des écoutes dans laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen pour des soupçons de corruption sur un haut magistrat, a appris l'AFP ce mercredi de sources proches du dossier.

Enquête terminée

La fin de l'enquête a été notifiée aux parties, ont indiqué trois sources proches du dossier. Deux d'entre elles ont précisé que cet acte est intervenu fin octobre.

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Cette étape a ouvert un délai de trois mois durant lequel les parties peuvent encore demander des actes d'enquête, avant les réquisitions du parquet national financier puis une décision des juges d'instruction sur la tenue d'un éventuel procès.

L'ancien chef de l'État est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir, auprès d'un haut magistrat, des informations couvertes par le secret dans un dossier judiciaire le concernant. En échange, il a dit son intention d'intervenir, par l'intermédiaire de son avocat historique, Thierry Herzog, en faveur de ce magistrat, Gilbert Azibert, pour un poste de prestige à Monaco, ce qu'il n'a finalement pas fait.

Les juges s'interrogent aussi sur d'éventuelles interventions de Gilbert Azibert, que ce dernier réfute, pour influer sur la décision des magistrats de la Cour de cassation, qui avaient rendu une décision défavorable à l'ancien chef de l'État sur ses agendas.

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D'après les écoutes téléphoniques à l'origine de l'affaire, Nicolas Sarkozy semblait s'engager à intervenir en faveur du magistrat pour qu'il obtienne un poste de prestige à Monaco. Mais il avait renoncé à cette démarche au dernier moment, toujours d'après les conversations enregistrées dans le cadre d'une autre enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.

Pour les enquêteurs, ce revirement peut s'expliquer par le fait que Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog venaient d'apprendre que leurs téléphones non officiels, dont celui ouvert sous le nom de Paul Bismuth, avaient été placés sur écoute.