Reims : L’enfant de 3 ans mort sous les coups servait de « souffre-douleur » au conjoint de sa mère

VIOLENCES La mère du petit et son conjoint ont été placés en détention provisoire…

20 Minutes avec AFP

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Illustration police nationale
Illustration police nationale — LODI Franck/SIPA

Le petit Tony était régulièrement frappé depuis plusieurs semaines. Avant de succomber à une énième salve de coups, l’enfant de 3 ans mort samedi à Reims servait de « souffre-douleur » au conjoint de sa mère, un homme déjà condamné sept fois pour violences.

Le parquet de Reims « a décidé d’ouvrir une enquête pour les chefs d'accusation d'homicide volontaire aggravé sur mineur de moins de 15 ans, violences habituelles sur mineurs de moins de 15 ans par ascendant légitime ou personne ayant autorité, non-dénonciation de mauvais traitements et non-assistance à personne en péril ». La mère du petit ainsi que son conjoint, en garde à vue la veille, ont été placés en détention provisoire, a ajouté Matthieu Bourrette, le procureur de Reims.

Le décès causé par « une rupture de la rate et du pancréas »

Selon les résultats de l’autopsie réalisée dimanche, les causes de la mort sont dues à « une rupture de la rate et du pancréas », liée à des coups à l’abdomen. De « très nombreux hématomes » ont aussi été relevés sur l’ensemble du corps de la victime, accréditant la thèse de violences régulières « pendant un mois à un mois et demi ». « Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016 », a déploré le procureur.

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Condamné sept fois

La mère de l’enfant est apparue « effondrée » pendant sa garde à vue. Elle a d’abord tenté de minimiser les faits avant de reconnaître que son compagnon, avec lequel elle entretenait une relation depuis trois mois, frappait son fils qui servait de « souffre-douleur », a précisé le procureur.

Interpellé avec sa compagne par les forces de l’ordre, le mis en cause, 24 ans, a été condamné sept fois entre 2009 et 2015 pour menaces, dégradation, violences et outrage. Le compagnon violent et la mère encourent respectivement la réclusion à perpétuité et 5 ans de prison.