Les salariés à temps partiel et les femmes davantage au Smic

SALAIRE Le Smic a augmenté de 0,6 % au 1er janvier, passant de 9,61 à 9,67 euros bruts de l’heure, sans coup de pouce...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un open space
Illustration d'un open space — CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP

Elles étaient 1,6 million de personnes à avoir profité de la revalorisation du Smic horaire au 1er janvier 2016, soit 10,5 % des salariés. Et cette augmentation a davantage bénéficié aux salariés à temps partiel et aux femmes, selon une étude du ministère du Travail.

Le Smic a augmenté de 0,6 % au 1er janvier, passant de 9,61 à 9,67 euros bruts de l’heure, sans coup de pouce. Quelque 1,6 million de salariés (hors apprentis et intérimaires) des entreprises du secteur concurrentiel ont bénéficié de cette revalorisation, soit 10,5 % d’entre eux, contre 11,1 % en janvier 2015 et 10,8 % en janvier 2014, précise la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail.

Les temps partiels plus concernés

La part des bénéficiaires de la hausse reste plus élevée pour les salariés à temps partiel (24,3 % contre 7,3 % des salariés à temps complet), et dans les entreprises de petite taille (24,2 % pour celles de 1 à 9 salariés, contre 4,1 % pour celles de 500 salariés et plus).

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Cette différence tient au fait que les salariés à temps partiel « exercent en moyenne des emplois moins qualifiés que les salariés à temps complet », analyse la Dares. Ils sont plus nombreux dans certaines branches comme l’hôtellerie-restauration, la propreté, l’habillement, la coiffure…

56,6 % de bénéficiaires sont des femmes

Parmi les 1,6 million de bénéficiaires de la revalorisation, 900.000 sont des femmes, soit 56,6 % de l’ensemble, alors qu’elles ne représentent que 43,6 % du secteur privé non agricole. Une surreprésentation qui « prévaut pour toutes les tailles d’entreprise », mais est « plus manifeste dans les plus grandes », selon l’étude.

C’est dans la branche de la métallurgie que la proportion de femmes au smic est la plus grande (39 %, alors qu’elles n’y représentent que 14 % des salariés), parce qu’il y a moins de cadres féminins, et plus de CDD chez les femmes.