Paris: Nouvelle manifestation de policiers «en colère» entre la Concorde et l’Arc de Triomphe

SECURITE Ils étaient près de 200 policiers à défiler dans le centre de la capitale…

20 Minutes avec AFP

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Manifestation de policiers au Trocadéro, à Paris, le 20 octobre 2016.
Manifestation de policiers au Trocadéro, à Paris, le 20 octobre 2016. — BERTRAND GUAY / AFP

Plus d’un mois après le début de la grogne, les policiers ne lâchent rien. Quelque 200 agents de police ont manifesté ce jeudi soir à Paris, entre la place de la Concorde et l’Arc de Triomphe, pour exprimer leur « colère ». En civil, certains portant un brassard orange, d’autres le visage dissimulé sous un foulard ou une cagoule, les policiers, soutenus par des citoyens, se sont réunis vers 21 h 30 place de la Concorde, avant d’emprunter les Champs-Élysées jusqu’à l’Arc de Triomphe. Ils ont alors formé une chaîne humaine autour du monument et ont entonné la Marseillaise.

Dans leur dos, certains manifestants avaient accroché des pancartes « face à la répression, la solidarité est notre arme », « être policier tue » ou encore « en 2017, je me suiciderai « pour des raisons strictement personnelles »».

Les mesures proposées par Cazeneuve, « de la poudre aux yeux »

Le mouvement de grogne policière, qui avait démarré le 17 octobre sur les Champs-Elysées après l’attaque le 8 octobre de quatre policiers au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne), s’est essoufflé à partir de la mi-novembre. Des manifestations continuent toutefois d’avoir lieu à travers la France. Deux cents personnes se sont ainsi mobilisées jeudi soir devant le commissariat de Chambéry.

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Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé une enveloppe de 250 millions d’euros notamment de nouveaux matériels et véhicules, et promis un texte législatif fin novembre sur la légitime défense des policiers. « De la poudre aux yeux », estimait jeudi soir à Paris Olivier, gardien de la paix en Seine-et-Marne. « On risque notre vie. On veut plus de moyens, plus d’effectifs. Et le mouvement continuera jusqu’à ce qu’on soit entendu par le gouvernement », lance Damien, qui travaille dans un commissariat de Seine-Saint-Denis.