VIDEO. Hérault: «Nous nous orientons vers une piste locale»… Le point sur le meurtre dans une maison de retraite

FAITS DIVERS Un homme armé a fait irruption dans un Ehpad de Montferrier-sur-Lez, jeudi soir, tuant une lingère de l’établissement. Une chasse à l’homme a été lancée…

H. B. avec AFP

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Un homme armé a fait intrusion dans une maison de retraite à Montferrier-sur-Lez, tuant une surveillante de l'établissement.
Un homme armé a fait intrusion dans une maison de retraite à Montferrier-sur-Lez, tuant une surveillante de l'établissement. — PASCAL GUYOT

La petite commune de Montferrier-sur-Lez, dans l’Hérault, est encore sous le choc. Un homme armé et encagoulé, dont les motivations ne sont pas connues, a fait irruption jeudi soir dans la maison de retraite « Les Chênes verts », un établissement pour religieux et religieuses. Une femme a été retrouvée morte, tuée à l’arme blanche. L’assaillant, qui a pris la fuite, est toujours activement recherché.

Que s’est-il passé ?

Selon les premiers éléments, à 21h45 jeudi soir, la gendarmerie a été appelée dans une maison de retraite de Montferrier-sur-Lez. L’une des deux aides soignantes de garde indiquait alors qu'« un individu seul, encagoulé et armé d’un couteau et d’un fusil à canon scié, a fait irruption dans la maison de retraite » près de Montpellier. Cette femme a affirmé avoir été ligotée et bâillonnée. Parvenant à se libérer de ses liens, elle a donné l’alerte et a été retrouvée « saine et sauve, mais très choquée », a ajouté le magistrat.

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En revanche, une autre femme a été retrouvée morte par les gendarmes à leur arrivée, a ajouté le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. La victime a été tuée de plusieurs coups de couteau. L’autopsie doit avoir lieu ce vendredi.

Qui est la victime ?

La victime, âgée de 54 ans, était une employée de cette maison de retraite depuis plusieurs années. « Elle était aide-soignante ici. Elle est partie à 8 h du soir, puis elle ne reviendra pas à 6 h 30 du matin… Elle était d’une gentillesse, comment on peut lui faire du mal comme ça ? Elle est morte et moi je suis détruit, c’est terrible. […] », a témoigné le mari de la victime sur RTL.

Une soixantaine d’anciens missionnaires d’Afrique ainsi que six ou sept laïcs et six ou sept religieuses sont accueillis dans cet Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), selon le maire de Montferrier-sur-Lez, Michel Fraysse. La Société des missions africaines (SMA) est une communauté de missionnaires catholiques européens, africains et asiatiques, qui compte un millier de membres, prêtres et laïcs, selon son site internet. La SMA a cinq « maisons » en France du même type que celle de Montferrier-sur-Lez.

Quelles sont les motivations du tueur ?

Christophe Barret a affirmé qu'un suspect a été identifié. D'après nos informations, il serait inconnu des services. « Les motivations du tueur restent inconnues de manière précise », a ajouté le procureur. « Nous nous orientons vers une piste locale, quelqu’un dans l’entourage de cette maison de retraite », a déclaré à la presse ce vendredi matin le procureur de la République. « Aucun élément ne rattache les faits à du terrorisme islamiste », a continué le procureur, alors que la France est frappée depuis près de deux ans par une vague d’attentats djihadistes sans précédent. Ces attaques ont fait 238 morts, dont un prêtre tué en pleine messe fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen.

Où en est l’enquête ?

Un véhicule a été retrouvé à 150m de la maison de retraite. « A l’intérieur se trouvait une arme de type airsoft (billes en acier) dans un sac et d’autres éléments » a indiqué le procureur. C'est cette voiture qui a permis d'identifier un suspect.

Vers 2h, une quinzaine de véhicules de police et de gendarmerie et une dizaine de véhicules de pompiers étaient toujours postés à quelques centaines de mètres de l’établissement. Un vaste périmètre de sécurité avait été déployé, s’étendant à plusieurs centaines de mètres, notamment jusqu’à une petite zone artisanale en bordure de la route reliant Prades-le-Lez à Montpellier.

Des équipes du Raid et du GIGN, les unités d’élite de la police nationale et de la gendarmerie, étaient également sur place. L’enquête a été confiée conjointement à la gendarmerie et au SRPJ de Montpellier. Le dispositif de recherche dépêché sur place comprend 130 gendarmes, qui patrouillent à pied et en voiture. Un hélicoptère est également engagé, ainsi qu’un escadron de gendarmes mobiles.