Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblees sur la place de la Bastille pour demander la grace presidentielle et liberer Jacqueline Sauvage. Paris, le 23 Janvier 2016.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblees sur la place de la Bastille pour demander la grace presidentielle et liberer Jacqueline Sauvage. Paris, le 23 Janvier 2016. — SEVGI/SIPA

JUSTICE

Nouveau refus de libération pour Jacqueline Sauvage

Le 27 octobre, les juges de la cour d’appel de Paris avaient indiqué ne pas s’opposer à la demande de cette femme battue condamnée pour le meurtre de son mari…

C'est encore non.Devenue un symbole des victimes de violence conjugale, Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari et partiellement graciée par le président, a vu jeudi une nouvelle fois rejetée sa demande de libération conditionnelle, a-t-on appris de source judiciaire.

Après un premier refus du tribunal d'application des peines de Melun (Seine-et-Marne) le 12 août dernier, c'est la cour d'appel de Paris qui à son tour a rejeté cette demande d'aménagement de peine, à laquelle le parquet général ne s'était pourtant «pas opposé». L'arrêt rendu à huis clos était en train d'être communiqué aux avocates de Jacqueline Sauvage.

Devenue un symbole des femmes victimes de violences conjugales

Pour rappel, Jacqueline Sauvage, devenue un symbole des femmes victimes de violences conjugales, a tué son époux de 65 ans le 10 septembre 2012, de trois coups de fusil dans le dos, à La Selle-sur-Le-Bied (Loiret).

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En première instance en octobre 2014, comme en appel en décembre 2015, elle a été condamnée à dix ans de réclusion criminelle. A chaque fois, la cour d’assises, composée de magistrats professionnels et de jurés populaires, a écarté la préméditation de son geste.