Le gouvernement va mettre les bouchées doubles face aux violences faites aux femmes

VIOLENCES Chaque année, 223.000 femmes sont victimes de violences conjugales, et 84.000 sont victimes de viol ou tentative de viol…

20 Minutes avec AFP

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Violences faites aux femmes. Illustration.
Violences faites aux femmes. Illustration. — Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA

Entre 125 et 140 millions d’euros pour une centaine d’actions. Le gouvernement souhaite doubler le budget consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes, à l’approche de la journée internationale qui aura lieu ce vendredi 25 octobre. Un plan interministériel, qui couvrira la période 2017-2019, sera présenté ce mercredi par la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes en Conseil des ministres.

Constatant les « progrès considérables » réalisés depuis le dernier plan, avec des faits « mieux connus » et « davantage dénoncés », la ministre Laurence Rossignol souligne que les violences sur les femmes restent « massives ». En 2015, encore 122 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon, soit une tous les trois jours. Chaque année, elles sont 223.000 à être victimes de violences conjugales, 84.000 victimes de viol ou tentative de viol.

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Pour « faire reculer les violences » et « mieux protéger les victimes », le gouvernement s’est fixé trois objectifs : améliorer le parcours des victimes et assurer l’accès à leurs droits, renforcer l’action publique à l’égard des plus faibles (notamment les enfants, les femmes de 18-25 ans et celles vivant en milieu rural), et combattre le sexisme « qui banalise la culture des violences et du viol ».

Renforcer le 3919, la ligne d’urgence. Pour ce faire, il consolidera des moyens existants :  le 3919, la ligne violences femmes info, qui reçoit 50.000 appels par an en moyenne, le dispositif Téléphone grand danger (TGD, avec une touche préprogrammée pour alerter les forces de l’ordre), distribué à 530 femmes et généralisé à tout le territoire, le déploiement d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries, et le plan d’action contre le sexisme mis en place en septembre.

Augmenter le nombre de places d’hébergement d’urgence. Le gouvernement annoncera également une offre d’urgence étendue à 2.000 places dédiées aux femmes victimes de violences, dont 100 exclusivement pour les 18-25 ans, « plus exposées aux violences mais moins visibles ».

Mise en place de bons taxis. Pour les femmes vivant en milieux ruraux, où les dispositifs sont moins nombreux, des « bons taxis » pour aider aux déplacements seront notamment expérimentés dans 25 départements.

Communiquer sur les réseaux sociaux. Pour dénoncer le sexisme et les violences sexuelles, le gouvernement diffusera une campagne sur les réseaux sociaux du 23 au 25 novembre. Pour faire passer le message, le ministère des Droits des femmes a choisi des gifs.