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CINEMAIrène Frachon dévoile les coulisses du film sur son combat contre Servier

«La Fille de Brest»: Irène Frachon dévoile les coulisses du film sur son combat contre Servier

CINEMAEn salles ce mercredi, le film d’Emmanuelle Bercot décrit le combat de la pneumologue Irène Frachon pour les victimes du Mediator…
Brest (Finistère), le 18 mai 2013. Irène Frachon dans son bureau du CHU de Brest.
Brest (Finistère), le 18 mai 2013. Irène Frachon dans son bureau du CHU de Brest. - FRED TANNEAU / AFP
Vincent Vanthighem

Vincent Vanthighem

Elle a toujours eu le sentiment de jouer dans « une mauvaise série ». Irène Frachon n’a donc pas été surprise quand l’ont contactée pour adapter, en film, l’histoire de sa vie. dont les effets secondaires pourraient, à terme, causer la mort de 1 800 personnes en France. , Irène Frachon a accepté de dévoiler les coulisses de cette adaptation pour 20 Minutes

  • Des dizaines de propositions et Albert Dupontel en conseiller spécial

Cela a commencé en 2010. , Irène Frachon reçoit des « dizaines de propositions » de films et téléfilms sur son histoire. « Je me suis dit "oula", raconte-t-elle. Je n’y connaissais absolument rien et je ne savais pas quoi faire. »

Heureusement, . Ami proche d’Irène Frachon, l’acteur a accepté de jouer le conseiller spécial. « Il m’a présenté son agent. On a réfléchi. [réalisatrice de La Fille de Brest], poursuit la pneumologue. Ça m’allait bien même si c’était un peu au " ". »

Cinq ans plus tard, le film est bouclé. Bien sûr, Irène Frachon a eu le droit à son avant-première. « Je suis allée le voir avec toute ma famille en étant résignée. Je pensais que je serais déçue. Mais j’ai été happée. C’est très authentique. »

  • Opération à cœur ouvert et autopsie au programme

Le cœur bien accroché. La Fille de Brest s’ouvre sur une opération à cœur ouvert à partir de laquelle Irène Frachon commence à avoir des doutes sur le Mediator. Aucun détail n’est épargné. Pas plus pendant la scène d’autopsie d’une victime diffusée un peu plus tard dans le film. Un choix assumé.

« Une victime du Bataclan, tout le monde sait ce que c’est, confirme la pneumologue. Mais une victime du Mediator, cela reste abstrait. » Avec toute sa souffrance, ses doutes et, surtout, ses peurs….

  • Sidse Babett Knudsen, l’actrice rêvée pour Irène Frachon

Quand elle a appris qu’Emmanuelle Bercot avait choisi Sidse Babett Knudsen pour l’incarner à l’écran, Irène Frachon a « sauté de joie ». « Avec mon mari, . Et on l’avait adorée. »

De toute façon, la pneumologue préférait quelqu’un de « simple » plutôt qu’une actrice lui ressemblant trait pour trait. Et les deux femmes se sont très bien entendues. Lors du tournage en partie à Brest, « Sidse est venue manger plusieurs fois à la maison avec toute la famille », confie encore la pneumologue.

  • Les royalties abondent le « compte Mediator » pour les victimes

250 000 euros. C’est la somme qu’Irène Frachon a touchée des productions Haut et Court pour qu’elles adaptent, en film, son livre . « Un tiers a été reversé à une fondation et le reste est parti sur ce que j’appelle mon "compte Mediator" », confie-t-elle.

Un compte dont elle se sert pour absorber les frais liés à son combat qui se poursuit encore aujourd’hui. « Pour mes déplacements, mes conférences, mes rendez-vous avec les magistrats… », liste-t-elle. Mais aussi pour les malades, estimés à 5 millions en France selon elle. « Encore aujourd’hui, beaucoup de victimes m’appellent car ils n’ont pas forcément les moyens. Je me sers de ce compte pour payer des expertises, des analyses et malheureusement parfois des autopsies. »

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