Gaspillage alimentaire: Le retour des vendeurs aux rayons fruits et légumes préconisé

GRANDE DISTRIBUTION L’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie publie, ce jeudi, une série d’actions « simples » que la grande distribution pourrait mettre en place pour lutter contre le gaspillage alimentaire…

F.P. avec AFP
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L'Adem préconise dans une étude sur le gaspillage dans la grande distribution le retour des vendeurs dans les rayons fruits et légumes.
L'Adem préconise dans une étude sur le gaspillage dans la grande distribution le retour des vendeurs dans les rayons fruits et légumes. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Ce serait d’une certaine façon un retour en arrière, mais pour la bonne cause.  préconise la fin de la distribution des fruits et légumes en libre-service dans les supermarchés pour mieux lutter contre le   alimentaire. Ce qui supposerait alors le retour des vendeurs au rayon fruits et légumes.

Eviter la surmanipulation des produits

 ce jeudi matin, Pierre Galio, chef du service Consommation et Prévention à l’Ademe, a estimé qu’il s’agissait en tout cas d’une bonne idée. Ce serait une façon de réduire la manipulation des produits. « Le client est attiré aussi par l’aspect du produit, par l’apparence, analyse Pierre Galio. Et si l’on dégrade un produit [en le manipulant trop], on ne va pas forcément l’acheter. » Autre avantage non négligeable : ce retour des vendeurs « pourrait créer de l’emploi, et ramener du contact humain ».

Dans  et menée dans dix magasins de plus de 400 m² appartenant à cinq enseignes nationales volontaires, l’Ademe préconise une série d’actions parfois simples et pour la plupart peu coûteuse pour que la distribution puisse réduire son gaspillage alimentaire.

Responsable anti-gaspi et diminution du nombre de références

L’enjeu est de taille. Selon l’Ademe, si l’ensemble de la distribution (y compris les marchés locaux, nationaux et les commerces alimentaires de toutes tailles), obtenait les mêmes résultats que ces dix magasins, « elle réduirait son gaspillage alimentaire de 300.000 tonnes par an et économiserait plus de 700 millions d’euros par an ».

Celui-ci est évalué à 300.000 tonnes par an et représente un coût de 700 millions d’euros. Outre des vendeurs dans les rayons fruits et légumes, l’Ademe préconise aussi la diminution du nombre de références ou encore la nomination d’un « responsable anti-gaspi ».

La traque au gaspi aussi dans l’agroalimentaire et le monde agricole

Le Parlement a voté en février  et de rendre leurs invendus impropres à la consommation. L’Ademe doit lancer deux autres études sur le gaspillage alimentaire : l’une dans l’industrie agroalimentaire, l’autre dans le monde agricole.