Seine-Saint-Denis: Contre l'insécurité, un office HLM attaque l'Etat en justice

SECURITE Le bailleur social Plaine commune habitat réclame davantage de policiers nationaux dans les quartiers où il est implanté…

20 Minutes avec agences

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Police nationale - Illustration
Police nationale - Illustration — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Les résidents « sont en droit d’attendre que soient enfin restaurées des conditions minimales de sécurité ». Plaine commune habitat, un office HLM de Seine-Saint-Denis, attaque l’Etat en justice pour obtenir un renfort substantiel de policiers nationaux.

Les locataires et les personnels « subissent une véritable explosion des actes locaux de violence et de délinquance », écrit le bailleur social dans une requête déposée le 3 novembre au tribunal administratif de Montreuil.

500 policiers demandés, contre moins de 300 actuellement

En cause notamment, le trafic de stupéfiants, qui a atteint « un tel degré d’importance qu’une partie considérable des cités de l’office en est devenue le sinistre théâtre, avec les peurs, les risques, les dangers que cela entraîne inéluctablement », affirme l’office HLM, qui gère plus de 18.000 logements sur sept communes.

Le bailleur, présidé par Stéphane Peu, adjoint au maire communiste de Saint-Denis, estime que 500 agents de la police nationale devraient être affectés en permanence au commissariat de Saint-Denis. D’après l’organisme, ils sont « entre 260 et 280 » aujourd’hui.

Cette procédure « n’a pas de fondement juridique sérieux », selon la préfecture

A l’échelle du département, les effectifs de la police nationale n’ont « pas évolué depuis 1999 » en Seine-Saint-Denis, « alors que la population y a augmenté depuis lors de 25 % », déplore encore l’office HLM.

Cette procédure « n’a pas de fondement juridique sérieux », a de son côté jugé la préfecture de Seine-Saint-Denis, interrogée par l’AFP. Elle ajoute que les policiers ne sont pas répartis sur la seule base du nombre d’habitants. D’autres critères, comme la fréquentation touristique ou la présence de sites institutionnels entrent en compte.

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En outre, la sécurité n’est pas uniquement assurée par les commissariats locaux, avec notamment « l’apport des unités départementales et des unités d’agglomération », ajoutent les services du préfet.