Attentats de novembre: Une vingtaine de victimes toujours hospitalisées

TERRORISME Près de 600 personnes sont également « suivies pour des troubles psychologiques »…

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration d'un mémorial en hommage aux victimes de l'attentat du Bataclan, le 26 novembre 2015.
Illustration d'un mémorial en hommage aux victimes de l'attentat du Bataclan, le 26 novembre 2015. — Alain ROBERT / SIPA

A l’approche du premier anniversaire des attentats du 13 novembre, la secrétaire d’Etat à l’aide aux victimes a fait un point sur le suivi des personnes blessées ou traumatisées lors des attaques. « Il y a aujourd’hui une vingtaine de personnes encore hospitalisées : onze sont en hôpital de jour, c’est-à-dire qu’elles ne dorment pas à l’hôpital mais viennent effectuer des soins, et neuf le sont encore à temps plein », a déclaré Juliette Méadel sur France 2.

>> A lire aussi : Une enquête pour évaluer les séquelles traumatiques du 13 novembre

« Et il y a 600 personnes encore suivies pour des troubles psychologiques. Les troubles psychologiques sont profonds et parfois invisibles mais peuvent produire des conséquences dramatiques en termes de santé », a-t-elle ajouté.

« 1.774 victimes directes »

Selon la secrétaire d’Etat, « il y a 1.774 victimes directes » des attentats du 13 novembre. Au total, 2.800 dossiers de demande d’indemnisation ont été déposés devant le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). « Sur ces 2.800 dossiers, 90 % ont reçu des débuts d’indemnisation et 280 un règlement définitif », a-t-elle affirmé.

>> A lire aussi : 170 avocats réclament l'indemnisation du «préjudice d'angoisse»

Après une polémique fin octobre autour d’une indemnisation définie par un barème, Juliette Méadel a répété qu'« on ne remettra pas en cause en France l’indemnisation intégrale du préjudice ». Les associations de victimes réclament une indemnisation au cas par cas, craignant qu’une « barémisation » limite leur accès à une « réparation juste ».