Un guide du fait religieux en entreprise présenté aux partenaires sociaux

TRAVAIL Il est rédigé sous forme de 39 questions-réponses et énonce des principes de base…

20 Minutes avec AFP

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La ministre du Travail Myriam El Khomri, le 28 septembre 2016 à l'Assemblée nationale.
La ministre du Travail Myriam El Khomri, le 28 septembre 2016 à l'Assemblée nationale. — CHAMUSSY/SIPA

C’est un guide censé répondre aux demandes croissantes des salariésLa ministre du Travail, Myriam El Khomri, a présenté ce lundi aux partenaires sociaux un guide du fait religieux en entreprise pour accompagner DRH et syndicats.

Intitulée le « Guide pratique du fait religieux dans les entreprises privées » et rédigée sous forme de 39 questions-réponses, cette synthése énonce des principes de base : interdiction de demander sa religion à un candidat, de désobéir à sa supérieure parce qu’elle est une femme, de faire du prosélytisme en entreprise… Et les illustre par des « situations concrètes ».

Pas de nouvelles règles, mais « un vade-mecum »

Selon le ministère, l’idée est née, dans le « contexte post-attentat », « d’une demande croissante » des organisations syndicales, patronales, et des DRH qui avaient « l’impression qu’ils ne disposaient pas des outils leur permettant de répondre à des cas concrets de salariés qui souhaitent avoir un lieu de prière, ou tel ou tel menu à la cantine… »

« Ce n’est pas un guide qui crée des règles nouvelles », mais « un vade-mecum à l’usage du salarié ou du DRH », explique-t-on de même source. Et « ce n’est pas le constat d’une déferlante », précise-t-on. « Il n’y a ni étude, ni retour qualitatif ou quantitatif qui démontrerait que c’est un problème majeur qui crée une guerre civile dans toutes les entreprises de France et de Navarre. »

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Le guide sera mis en ligne « dans dix jours maximum » sur le site du ministère, mais il n’est « pas prévu à ce stade » de le distribuer à toutes les entreprises. « L’idée, c’est qu’il y ait suffisamment de médiatisation pour que les gens sachent qu’il existe, et que les organisations syndicales et patronales puissent s’en faire le relais au sein des entreprises. »