Viol de l’interprète de France 5 à Calais: Les trois migrants interpellés relâchés

JUSTICE Leur ADN ne correspondait pas à celui prélevé sur la victime peu de temps après les faits...

20 Minutes avec AFP
— 
Le camp de migrants de Calais, 4 jours après le début de son évacuation en octobre 2016
Le camp de migrants de Calais, 4 jours après le début de son évacuation en octobre 2016 — O. Aballain / 20 Minutes

Ils ont été mis hors de cause. Les trois migrants afghans en garde à vue depuis mercredi pour le viol en octobre aux abords de la « jungle » de Calais d’une interprète de France 5, ont été relâchés vendredi, a appris l’AFP auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Leur ADN ne correspondait pas à celui prélevé sur la victime peu de temps après les faits, a indiqué cette même source qui a précisé que « l’enquête se poursuivait ». Trois Afghans, âgés de 30 à 35 ans, avaient été arrêtés mercredi dans un centre pour travailleurs étrangers de Rungis (Val-de-Marne) et placés en garde à vue à Paris.

Menacée par un homme armé d’un couteau

Une information judiciaire avait été ouverte le 27 octobre pour « viol et vol avec arme » par un juge d’instruction boulonnais sur commission rogatoire nationale, avait précisé le parquet.

>> A lire aussi : François Hollande promet que la «jungle» ne renaîtra pas à Calais

Entre 2h et 3h, un journaliste freelance et une interprète de langue pachtoune réalisaient un reportage pour France 5 aux abords de la « jungle », désormais démantelée, lorsqu’ils ont été pris à partie par trois Afghans, qui ont d’abord voulu voler leur matériel.

Puis l’un de ces trois individus a obligé l’interprète à avoir un rapport sexuel sous la menace d’un couteau tandis que les deux autres maintenaient le journaliste à distance, également avec un couteau.