Les buralistes obtiennent une hausse de leur rémunération sur les paquets de cigarettes

ECONOMIE Ils souhaitent une évolution de la marge qu’ils perçoivent sur la vente de tabac et ils ont été entendus...

20 Minutes avec AFP

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Paquet de cigarettes (illustration)
Paquet de cigarettes (illustration) — O.Aballain/20 Minutes

Lesburalistes, qui renégocient en ce moment un nouveau contrat d’avenir avec l’Etat, souhaitent une évolution de la remise, la marge qu’ils perçoivent sur la vente de tabac.

Et ils ont été entendus. Les buralistes obtiennent une hausse de la marge qu’ils perçoivent sur la vente de tabac, qui passera de 6,9 % à 8 % net du prix du paquet entre 2017 et 2021, a annoncé ce vendredi le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert.

Le « problème de temps » du paquet neutre

La négociation de cette remise est un des points de la renégociation du contrat d’avenir de la profession, débutée en septembre. Passés entre l’Etat et ces commerçants qui ont le monopole de la vente de tabac, les contrats d’avenir consistent en une aide financière apportée aux buralistes dont le chiffre d’affaires a baissé en raison de la politique de lutte contre le tabagisme. Le troisième contrat qui expire au 31 décembre, aura duré cinq ans, avec une dotation de 260 millions d’euros, contre 520 millions d’euros pour le deuxième et 630 millions d’euros pour le premier.

« Avec l’arrivée du paquet neutre obligatoire à la vente à partir du 1er janvier, nous sommes face à un problème d’organisation de notre temps. Nous allons passer un temps fou à mettre en rayon des paquets de cigarettes similaires par exemple, ce qui nous incite à demander une rémunération plus élevée », expliquait jeudi Pascal Montredon, le président de la confédération des buralistes, qui rassemble plus de 500 professionnels jusqu’à ce soir à Paris à l’occasion de leur congrès.

>> A lire aussi: Les premiers paquets de cigarettes neutres déjà en vente chez les buralistes

Fin octobre, interrogé à l’Assemblée nationale, le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, avait estimé qu’un accord était « possible » dans les « prochains jours », concernant le contrat d’avenir.