Illustration école maternelle.
Illustration école maternelle. — A. GELEBART / 20 MINUTES

VIOLENCES

Neuilly-sur-Marne: Des élèves maltraités par une maîtresse et la directrice d’une école maternelle

L’Education nationale a décidé de mettre à pied provisoirement les deux enseignantes mises en cause…

Les parents d’élèves de l’école maternelle Paul-Valéry de Neuilly-sur-Marne, en région parisienne, sont en colère. Ils ont découvert qu’ une maîtresse de l’école et la directrice de l’établissement maltraitaient plusieurs élèves. Une dizaine de mamans ont décidé de porter plainte, révèle Le Parisien.

L’institutrice mise en cause et la directrice de l’école ont été mises à pied de manière provisoire par l’Education nationale.

Un enfant bâillonné, un autre frappé au visage et au ventre…

Plusieurs mamans, alertées par le comportement de leurs enfants, ont décidé il y a quelques semaines de mener une enquête. Elles ont recueilli de nombreux témoignages, mettant clairement en évidence des violences subies par plusieurs écoliers. Un enfant bâillonné avec du ruban adhésif, un autre frappé au visage et au ventre, un troisième dont les oreilles ont été tirées si fort qu’elles ont été légèrement décollées… La liste des maltraitances est longue.

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« Quand elle est rentrée à la maison, ma fille avait fait pipi sur elle, ce qu’elle ne fait quasiment jamais », raconte Nadia Safraoui sur Le Parisien TV. « J’ai voulu lui laver les cheveux mais elle m’a dit qu’elle avait mal à la tête ». Quand elle lui demande pourquoi, sa fille lui répond alors que « sa maîtresse lui a mis une claque derrière la tête ».

Le « placard à sorcière »

En faisant du porte à porte et en écoutant le récit des enfants, Nadia Safraoui et d’autres mamans découvrent l’existence du « placard à sorcière ». « Apparemment c’est un endroit où la maîtresse enferme les petits quand ils font des bêtises, afin de les calmer », explique, en colère, la mère de famille.

En attendant une enquête plus approfondie, la maîtresse et la directrice ont été mises à pied provisoirement. « Nous espérons vraiment que justice soit rendue car si les faits sont avérés c’est très grave. On ne bâillonne pas des enfants, on ne séquestre pas des enfants, on ne met pas de torgnoles à un enfant », s’insurge Nadia Safraoui.