Prostitution: Des aides financière, sociale et médicale désormais disponibles pour en sortir

SOCIAL Selon l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains, on dénombre 30.000 travailleurs(ses) du sexe en France...

20 Minutes avec agences

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Une prostituée attend des clients dans le Bois de Boulogne le 2 mars 2012 à Paris
Une prostituée attend des clients dans le Bois de Boulogne le 2 mars 2012 à Paris — THOMAS SAMSON AFP

Le dispositif de parcours de sortie de la prostitution, l’une des mesures sociales de la loi adoptée en avril, est entré en vigueur ce lundi, après parution dimanche d’un décret au Journal officiel.

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Logement, accompagnement médical et insertion professionnelle

« Toute personne victime de prostitution, de proxénétisme et d’exploitation sexuelle » peut désormais « bénéficier d’un accompagnement et d’une prise en charge globale », dont la finalité est de lui trouver des « alternatives à la prostitution », mentionne ce texte dans son préambule.

Les bénéficiaires, qui pourront se voir mettre à disposition « un logement locatif social » ou une place en foyer, profiteront d’un « accompagnement » médical « sur le plan physique ou psychologique » ainsi que « d’actions d’insertion sociale » et professionnelle.

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Une fois leur dossier validé, après passage devant une commission présidée par le préfet de département, elles recevront aussi une « aide financière à l’insertion sociale » et pourront se voir délivrer une « autorisation provisoire de séjour d’une durée minimale de six mois » leur permettant de travailler.

Le parcours de sortie d’une durée de « six mois renouvelable »

Le parcours de sortie, d’une durée de « six mois renouvelable », pourra être renouvelé en tenant compte du « respect des engagements » pris par le bénéficiaire dans un « document de suivi ». Il n’excédera pas deux ans, selon ce texte.

La publication de ce texte, « six mois à peine » après la promulgation de la loi dont la pénalisation du client constitue la mesure phare, « témoigne de la détermination du gouvernement à faire de l’abolition de la prostitution une réalité », s’est félicitée la ministre des droits des Femmes Laurence Rossignol dans un communiqué.

 

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A noter que selon l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) 30.000 travailleurs (ses) du sexe sont dénombrés en France. Et depuis le vote de la loi prostitution, un client est passible d’une amende de 1.500 euros, pouvant monter à 3.750 euros en cas de récidive. La loi prévoyait également que les prostituées ne soient plus verbalisées pour racolage.