Le croque-mort revient avec de nouvelles anecdotes

LIVRE Dans Mes sincères condoléances 2, Guillaume Bailly a collecté les plus belles perles d’enterrements…

Delphine Bancaud
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Guillaume Bailly au cimetière du Montparnasse, à Paris, le 16 octobre 2014
Guillaume Bailly au cimetière du Montparnasse, à Paris, le 16 octobre 2014 — Martin Bureau AFP

Des histoires à dormir debout qui déclenchent les sourires sur un sujet grave. Dans Mes sincères condoléances*, paru l’an dernier, Guillaume Bailly, croque-mort depuis treize ans, évoquait les histoires vécues par lui ou ses collègues. Résultat : un carton avec plus de 60 000 exemplaires vendus selon son éditeur.

Un succès auquel les lecteurs de 20 Minutes ne sont pas étrangers, puisqu’ils avaient beaucoup partagé l’interview que nous avions consacrée à Guillaume Bailly sur Facebook. Fort de cette réussite, l’auteur a décidé de rempiler et a sorti Mes sincères condoléances 2**, qui vient de paraître.

Incroyable mais vrai

Avec des histoires cocasses à foison. Comme celle de cet homme qui a chuté dans la tombe de sa femme après avoir voulu déposer une rose sur son cercueil. « Mais il semblerait que personne ne lui ait signalé qu’il fallait la lâcher après l’avoir lancée… », commente Guillaume Bailly. Ou celle d’une vieille femme qui demande à son neveu comment va sa mère alors qu’elle vient d’assister à son enterrement. Guillaume Bailly préfère toujours rire de certaines situations que d’en pleurer. Comme lorsqu’il raconte les efforts vains de ses collègues pour faire entrer un cercueil dans un immeuble. Mais étant donné la taille du défunt, impossible de le faire passer par l’escalier ou par l’ascenseur. Le mort finira par sortir de son appartement sur un brancard avant d’être mis en bière. « La taille, ça compte », s’amuse Guillaume Bailly. Incroyable mais vraie, aussi, cette histoire racontée par l’auteur : un jour, dans un funérarium, des croque-morts ont inversé deux cadavres dans les cercueils. Du coup, une défunte opposée à la crémation a fini en cendres.

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Certaines anecdotes sont glaçantes comme celle qui raconte la longue recherche d’un cadavre dans un appartement par les policiers alors que l’odeur est insoutenable. Ce dernier était coincé entre une fenêtre et une armoire… D’autres souvenirs de Guillaume Bailly sont plus émouvants, comme lorsqu’il raconte la mort d’une vieille dame qui a fait une fausse route avec un gâteau. Elle était en train de goûter des pâtisseries et en a avalé un morceau de travers. « Elle goûtait des gâteaux pour choisir celui qu’elle prendrait pour son centième anniversaire », explique l’auteur.

Les proches pas toujours très classe

Les croque-morts sont aussi souvent les témoins de la bassesse humaine. Preuve avec cette histoire des fils d’un défunt qui veulent un hommage de quinze minutes chrono et qui ne souhaitent pas se rendre au cimetière pour ne pas louper un match de foot. « Papa était un fan de foot. On va lui rendre hommage devant le quart de finale », se justifie l’un d’eux. Autre exemple avec ce fils qui se décide enfin à s’occuper de la tombe de son père (un simple tas de terre sans pierre tombale) juste parce que la famille va débarquer au cimetière pour la Toussaint. Les familles ont souvent des réactions inattendues en période de deuil. Comme cette veuve qui refuse d’enterrer son mari un vendredi 13 parce que… « ça porte malheur » !

 

*Mes sincères condoléances, Guillaume Bailly, Les Editions de l'Opportun, 10,90 euros.

**Mes sincères condoléances 2,Guillaume Bailly, Les Editions de l'Opportun, 9,90 euros.