«Jungle» de Calais: La totalité du campement devrait être rasé ce lundi soir

MIGRANTS L’église et la mosquée de fortune ne devraient pas être détruites tant qu’il reste des migrants au Centre d’accueil provisoire…

20 Minutes avec AFP

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Le camp de migrants de Calais, 4 jours après le début de son évacuation en octobre 2016
Le camp de migrants de Calais, 4 jours après le début de son évacuation en octobre 2016 — O. Aballain / 20 Minutes

Une semaine après le début de l’opération, la totalité du camp devrait être complètement détruit d’ici ce lundi soir.  Les travaux pour raser la « Jungle » de Calais ont repris lundi matin et devraient en effet se terminer dans la journée. Plusieurs réfugiés ont toutefois assuré avoir passé la nuit à la belle étoile devant le Centre d’accueil provisoire (CAP).

De nombreuses pelleteuses s’activaient depuis 8 heures pour détruire les rares abris qui tenaient encore debout et déblayer les carcasses de ceux ravagés par les incendies de la semaine passée. Des caravanes entreposées sur la bande de terre nue, de 100 mètres de large, longeant l’ancien camp étaient en train d’être réduites en morceaux avant que leurs débris soient ramassés par les camions-bennes.

Un vaste champ de ruines

Le directeur du cabinet de la préfète, Etienne Desplanques, venu sur place, a confirmé que l’intégralité des habitations serait bien détruite lundi. Il s’agira ensuite « d’un peignage fin » du terrain, a-t-il dit. L’église et la mosquée de fortune, préservées du démantèlement de la zone sud de la « Jungle » en mars, ne devraient pas être détruites tant qu’il reste des migrants au CAP, selon la préfecture.

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La « Jungle » ressemblait ce lundi plus que jamais à un vaste champ de ruines. Mohammed, 18 ans, croisé dans l’ancienne allée « commerçante » située près de l’entrée du camp, était en quête de nouvelles, juché sur son vélo : « On m’a dit qu’il allait y avoir des bus aujourd’hui, quand ? » « Terminé la "Jungle", terminé l’Angleterre, je veux rester en France maintenant », a dit le Soudanais, logé dans un conteneur du CAP. « Je n’ai plus aucun ami ici, ils sont tous partis à Amiens ou Arras » a-t-il ajouté.