Migrants: Opération de contrôle au campement de Stalingrad, avant l'évacuation

REFUGIES L'évacuation du camp devrait avoir lieu cette semaine... 

R.L

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Un alignement de tentes occupées par des migrants aux abords du métro Stalingrad à Paris, samedi 29 octobre.
Un alignement de tentes occupées par des migrants aux abords du métro Stalingrad à Paris, samedi 29 octobre. — SIPA

Des opérations de contrôle du campement de quelque 2.000 migrants installés dans le quartier de Stalingrad à Paris (19e arrondissement), ont débuté ce lundi matin vers 8 heures. Et ce, dans une ambiance tendue, selon des journalistes présents sur place.

« Contrôle » des papiers et des situations administratives

Annoncée dans un premier temps par BFM TV comme étant une « évacuation », l’opération s’est avérée être en réalité un « contrôle » des papiers d’identité et des situations administratives « comme nous en effectuons régulièrement », confirme une source policière à 20 Minutes.

Les opérations de contrôle sont en effet fréquentes sur ces lieux de campement pour permettre de faire un point précis de la situation, avant des « mises à l’abri » des migrants dont la plupart sont d’origine soudanaise, somalienne, syrienne et libyenne. Car l’évacuation est imminente.

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Les responsables politiques montent au créneau

Depuis plusieurs semaines sur plus de 700 mètres sur le terre-plein de l’avenue de Flandres dans le 19e arrondissement, des tentes, isolées à la hâte avec des bâches ou des couvertures de survie, s’entassent, au moment où, à 300 kilomètres de là, la « Jungle » de Calais a été démantelée.

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Tout au long du week-end, de nombreux responsables politiques, dont le président François Hollande, ont répété que ce nouveau campement serait évacué. La date de cette nouvelle évacuation, qui sera la troisième en moins de six mois, n’a pour autant pas été précisée. La Préfecture de police de Paris ne précise pas non plus de date ce lundi matin.

« Mise à l’abri » et ouverture du centre d’accueil de la Chapelle

Le Premier ministre avait confirmé, la semaine dernière, qu’une opération devait avoir lieu dans le nord de Paris cette semaine. « Le pays des droits de l’Homme, de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 66 millions d’habitants, cinquième puissance économique mondiale, ne pourrait pas, aux yeux du monde, ne pas être capable d’assurer sa tradition d’accueil », avait justifié Manuel Valls.

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Le 28 octobre, la maire de Paris Anne Hidalgo a, elle, envoyé une lettre à Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse, les invitant à revoir leur politique de mise à l’abri des réfugiés affluant dans la capitale.

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La mairie de Paris avait annoncé début septembre l’ouverture d’un camp de réfugiés aux abords de la porte de la Chapelle pour accueillir les réfugiés primo-arrivants. Il devait ouvrir mi-octobre. Le projet a pris du retard. Ce jeudi 27 octobre, une source proche du dossier à la mairie de Paris confiait à 20 Minutes l’ouverture imminente de ce centre. « D’ici une dizaine de jours » dans la foulée de « la mise à l’abri ».

Le gouvernement travaille par ailleurs pour créer près de 9.000 places supplémentaires dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO).