Nouvelle-Calédonie: Six gendarmes blessés dans des affrontements près de Nouméa

FAITS DIVERS Des heurts ont éclaté après la mort d'un jeune homme, évadé de prison, lors d'un contrôle routier, dans la nuit de vendredi à samedi...

20 Minutes avec AFP

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Carte situant la commune du Mont-Dore, près de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.
Carte situant la commune du Mont-Dore, près de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. — Capture d'écran Google Maps

Ce dimanche matin, six gendarmes ont été blessés, dont cinq par arme à feu, sur la commune du Mont-Dore, près de Nouméa. Ils ont été touchés lors d’affrontements survenus en réaction de la mort d’un jeune homme de 23 ans, samedi, dans un contrôle routier qui a mal tourné, explique le haut-commissariat de la Nouvelle-Calédonie.

Les gendarmes étaient sur place pour dégager des barrages qui empêchaient de circuler sur la route longeant la tribu de Saint-Louis, à laquelle appartenait le jeune homme décédé. Selon des médias locaux, des véhicules ont été incendiés au cours de la nuit sur cette route.

« Une marche arrière à très vive allure »

Le jeune homme de 23 ans a trouvé la mort après avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier. Il était au volant d’un fourgon volé quand une patrouille de quatre militaires a voulu procéder à son contrôle, vers 4 h du matin, dans la nuit de vendredi à samedi. « La présence [du véhicule] était signalée sur des faits délictueux commis au cours de la nuit », avançait dans un communiqué le procureur de la République, Alexis Bouroz, samedi.

Le fourgon s’est arrêté, avant d’engager « une marche arrière à très vive allure en direction de l’un des gendarmes placé en appui, cherchant manifestement à le percuter », a ajouté le parquet.

Le chef de patrouille, estimant la vie de son collègue en danger, a alors fait usage de son arme. Le fourgon a fini sa course dans le fossé et une dizaine de personnes s’en sont échappées. Seule l’une d’elles, âgée de 18 ans, a pu être interpellée.

« Légitime défense »

La victime était un évadé de la prison du Camp Est, recherché depuis juin 2015 pour ne pas avoir respecté une mesure de semi-liberté. Son casier judiciaire fait mention de 19 condamnations, notamment pour des faits de vols aggravés et violences avec arme.

« La reconstitution, les constatations et les premières auditions dont celle du comparse interpellé, qui a confirmé la version des gendarmes, fait ressortir que le chef de patrouille aurait agi en état de légitime défense », a indiqué samedi le procureur de la République, après s’être rendu sur place.

La section de recherches de la gendarmerie nationale est en charge de l’enquête judiciaire.