Accusé de violences contre une collaboratrice, Jean-Michel Baylet porte plainte pour diffamation

JUSTICE Le ministre se défend face à des accusations notamment d'un députée écologiste qui l'accuse d'avoir frappé et enfermé une collaboratrice...

20 Minutes avec AFP
— 
Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du territoire
Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du territoire — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Il a décidé de se défendre. Accusé de violences contre une collaboratrice, , ministre de l’Aménagement du Territoire, a porté plainte pour diffamation vendredi. La plainte, déposée à Paris, vise une lettre ouverte du 20 octobre co-signée par  , députée écologiste, appelant à la démission de Jean-Michel Baylet du gouvernement.

Ils demandent sa démission

« Monsieur le président de la République, nous demandons la démission de Jean-Michel Baylet, actuel ministre de l’Aménagement du Territoire. Il a frappé et humilié sa collaboratrice en 2002. Un tel individu n’a pas sa place au gouvernement. #BayletDémission », écrivent les signataires de cette lettre publiée sur le site de pétition .

Frappée et laissée dans la rue dévêtue

, Isabelle Attard avait interpellé le ministre en l’accusant d’avoir exercé des violences contre une collaboratrice parlementaire en 2002, alors qu’il était sénateur.

Cette collaboratrice a déclaré avoir été « frappée au visage, à plusieurs reprises » et « vous avez enfermé votre collaboratrice chez vous », avant de la laisser dans la rue « entièrement dévêtue et pieds nus », avait affirmé la députée. Quand cette affaire est sortie, via le site Buzzfeed en mars 2016, « vous avez choisi le silence » et « vous ne serez jamais condamné, puisque vous avez acheté le silence de votre victime », avait encore accusé Isabelle Attard.

Le ministre rétorque que l’affaire classée sans suite

L’ancien président du parti radical de gauche (PRG) lui avait rétorqué calmement que l’affaire avait « été classée sans suite ».

La lettre ouverte appelant à sa démission a été signée par, outre la députée écologiste du Calvados, une trentaine de premiers signataires, dont , porte-parole national d’Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV), l’acteur Sam Karmann ou le député du Morbihan Philippe Noguès (ex-PS). Elle avait recueilli plus de 7.300 signataires vendredi en fin de journée.