Démantèlement de la « jungle » de Calais : 2 318 migrants ont été évacués, annonce Cazeneuve…

ACTU Les 6 000 à 8 000 migrants vivant dans la « jungle » de Calais doivent être réorientés vers des 450 centres d’accueil et d’orientation dispersés dans toute la France…

Vincent Vantighem & Gilles Durand

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Un autobus de migrants en direction de la Normandie.
Un autobus de migrants en direction de la Normandie. — Thibault Camus/AP/SIPA

Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi avec nous. 

20h28: Hollande à Beauvau pour faire le point à la fin de cette première journée d'évacuation

Le chef de l'Etat a quitté la place Beauvau vers 19h30 après 40 minutes d'entretiens dans la salle de la cellule de crise du ministère.

Les ministres de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et du Logement Emmanuelle Cosse ont fait le point sur la conduite des opérations lors de cette réunion à laquelle ont participé aussi les principaux responsables de la police et de la gendarmerie ainsi que la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio, par visio-conférence.

20h19 : Emmanuelle Cosse dénonce les « violences » contre des centres d’accueil, « appelle à la responsabilité »

« Ces comportements sont absolument inadmissibles », a affirmé la ministre dans une déclaration à la presse au côté de son collègue de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

19h53: Le Royaume-Uni accueillera « tous les mineurs isolés » avec des liens établis outre-Manche, a déclaré Bernard Cazeneuve

19h37: Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que 2.318 migrants avaient été évacués ce lundi

19h15 : La Ligue des droits de l'Homme s'inquiète de l'après-démantèlement

La Ligue des droits de l'Homme considère le dispositif de suivi des migrants mis en place par l'État comme un «pis-aller» qui ne respectera pas leurs droits. «Ces CAO sont avant tout des "lieux de répit", mis en place pour de courtes durées, qui risquent de ne pas avoir les moyens d'assurer les fonctions qu'on leur a définies: fournir un accompagnement social et faire un tri, souvent discutable, entre ceux qui pourraient avoir le droit de solliciter une protection au titre de l'asile et les autres», souligne la LDH dans un communiqué.

 

18h50 : A Cancale, l’attente se fait dans le calme

Ils sont attendus dans la soirée à Cancale, en Ile-et-Vilaine. Pendant trois mois minimum, 49 migrants, majoritairement de nationalité soudanaise, seront hébergés dans l’ancien hôpital de la ville. L’arrivée de migrants ne semble pas bouleverser le quotidien des 5.000 habitants. A l’aide de bénévoles, des animations doivent se mettre en place dans les prochains jours, avec des cours de français ou des séances de sport qui seront proposés.

18h34 : Les opérations doivent s’arrêter vers 20 h

Avec la tombée de la nuit, les opérations vont cesser pour reprendre mardi matin. Les derniers cars doivent quitter Calais autour de 20 h. Le camp doit également commencer à être nettoyé dans la matinée de mardi.

18h25 : Des Ethiopiens dénoncent les persécutions dans leur pays

Une petite centaine d’Ethiopiens de l’ethnie oromo a transformé son départ de Calais en marche politique pour dénoncer les persécutions dans leur pays. Ils ont agité des drapeaux aux couleurs de leur ethnie, les poings croisés au-dessus de la tête. « Ils sont très politisés, ils étaient à peu près 200 à 300 sur le camp, dont des mineurs », explique à l’AFP Mourad Derbak, de l’Ofpra (office de protection des réfugiés), qui les a encadrés.

18h20 : La maire (LR) de Calais se plaint de n’avoir été prévenue que jeudi

Elle l’a mauvaise. Natacha Bouchart, maire (LR) de Calais regrette d’avoir été exclue des préparatifs à ce démantèlement. « Je demande depuis le mois de mars la mise en place de ce dispositif de démantèlement. Je travaille en collaboration avec l’Etat depuis des mois en proposant des solutions d’accueil, notamment. Et là, d’un seul coup, nous ne sommes plus du tout associés. C’est de la provocation »

18h10 : « Il n’y a pas de démantèlement efficace sans expulsion »

Réaction de Nadine Morano, députée européenne (LR) : « Il n’y a pas de démantèlement efficace sans expulsion. Le gouvernement aurait dû mobiliser massivement les services de l’OFPRA sur Calais pour examiner les demandes d’asile dans les plus brefs délais et expulser tous ceux qui n’ont pas vocation à rester sur notre territoire. (…) Il y a fort à parier que le gouvernement s’activera à donner le statut de réfugiés à tous ceux qui seront déplacés. Combien seront ensuite régularisés voire naturalisés ?….»

18h05 : « Ma commune sans migrants » dans le Vaucluse

L’accueil en novembre d’une trentaine de migrants mineurs divise aussi Grambois, petit village du sud Vaucluse, dans le Luberon. Le maire divers gauche tente d’expliquer à ses quelque 1.200 administrés qu'« on ne peut pas laisser des gens dans la boue l’hiver ».

Une trentaine de mineurs, encadrés par une association, doit être hébergée pendant quatre à cinq mois au centre de vacances pour enfants appartenant à La Poste, situé dans une pinède, à 3 km en contrebas de la commune.

17h48 : Un deuxième bus arrive à destination

Un deuxième bus, parti de Calais ce matin, est arrivé peu avant 17h à Chardonnay, dans la Saône-et-Loire, où il a déposé dix migrants au CAO local, avant de poursuivre sa route vers la ville voisine de Digoin. Un second bus était attendu plus tard en soirée, avec à bord 12 nouveaux migrants pour Chardonnay. Au total, 47 migrants doivent arriver dans le département, en provenance de Calais.

17h43 : « Des migrants ont commencé à se disperser dans le Calaisis »

Réaction du Parti communiste, dans un communiqué : « C’est moins le démantèlement de la "jungle" en soi que ses conditions d’évacuation qui sont discutables et ne devraient en aucun cas aboutir à une opération sécuritaire. Des migrants qui veulent absolument rejoindre la Grande-Bretagne ont commencé à se disperser dans le Calaisis, le Dunkerquois et sur le littoral belge »

17h30 : Une arrivée sous les applaudissements, à Croisilles, près d’Arras

Selon L’Avenir de l’Artois, 31 migrants sont arrivés vers 16h45 dans le village de Croisilles (1.600 habitants), dans le Pas-de-Calais. Ils ont été accueillis sous les applaudissements par le maire et une trentaine de bénévoles du Secours catholique. La gendarmerie surveillait car depuis quelques jours, des manifestations hostiles avaient fleuri contre l’arrivée de ces migrants.

17h25 : « Il faut faire comme à Grande-Synthe »

Michèle Rivasi, députée européenne et candidate à la primaire EELV, sur Sud Radio : « Je suis pour un démantèlement parce que ce bidonville ce n’était pas, d’un point de vue humanité, acceptable. (…) Il faut faire comme Damien Carême à Grande-Synthe, c’est-à-dire un lieu où il y a une transition d’urgence, un lieu tout à fait acceptable »

 

freddy971

« Et combien ça coûte tout ça ??? entre les cars, les tentes, le chauffages, la location des bv, ensuite il y aura le nettoyage, le cout administratif etc etc.... y’a quelqu’un qui sait combien ça coute ????»

Nous nous sommes renseignés auprès de la préfecture du Pas-de-Calais, freddy971. Voilà la réponse : « Aucun chiffrage n’a été effectué. La priorité du gouvernement est de mettre à l’abri tous les migrants »

17 h 10 : Du plastique pour protéger les sièges des autocars

Au moins un autocariste a pris des précautions en protégeant les sièges de son car avec du plastique. Cette initiative sera sans doute diversement appréciée.

17h05: Le premier car est arrivé à Croisilles, près d'Arras

 

16h 55 : « On ne résout pas ce problème du Calaisis, on le déplace »

La droite aurait-elle la mémoire courte ? Bérangère Poletti, porte-parole du parti Les Républicains, déclare : « On ne résout pas ce problème du Calaisis, on le déplace. beaucoup veulent absolument aller en Grande-Bretagne et se cachent (…). On risque d’avoir plein de petits camps autour de Calais ».

C’est d'ailleurs un peu ce qui s’était passé après la fermeture de Sangatte par Nicolas Sarkozy en 2002 et l’évacuation de la vraie « jungle » de Calais par Eric Besson en 2009.

16h50 : Sept régions sont concernées par les départs de ce lundi

La préfecture annonce officiellement que sept régions doivent accueillir dès ce soir des migrants : Auvergne-Rhône-Alpes ; Bourgogne-Franche-Comté ; Bretagne ; Pays-de-Loire ; Poitou-Charentes ; Grand Est et Nouvelle Aquitaine.

 

 

16h42 : Les premiers migrants doivent arriver ce lundi en Haute-Savoie

Selon La Tribune de Genève, la préfecture de Haute-Savoie a annoncé que 150 migrants devaient arriver ce lundi dans le département, répartis entre Annecy et Annemasse.

16h35 : Le calme absolu? 

Alors que les médias annoncent que l’évacuation se passe « dans le calme », cette vidéo circule sur twitter

 

16h25 : Départ de 1.630 migrants dans 39 cars

Selon L'Express, le dernier pointage de la préfecture à 16 h fait état de 1.630 personnes évacuées dans 39 cars.

16h20 : Des rassemblements de soutien aux migrants un peu partout en France

Le site Indymedia annonce une liste de manifestations programmées à Nantes, Brest, Chateaubriand, Douarnenez, Morlaix, Rennes, Alès, Digne, Figeac, Paris (Métro Porte de Vincennes), Marseille, Toulouse et Grenoble ce lundi, en fin d’après-midi.

16h10 : Dijon va accueillir des migrants

Selon France 3 Bourgogne, la préfecture de Côte-d’Or vient d’annoncer que Dijon, Athée (près d’Auxonne) et Chevigny-Saint-Sauveur devraient accueillir prochainement des réfugiés en provenance de la jungle de Calais.

16h : Emmaüs souhaite une révision du droit d’asile.

Sur BFMTV, la déléguée adjointe d’Emmaüs France, Valérie Fayard, se félicite de la « mise à l’abri » des migrants, mais regrette que cette opération ait lieu « dans la précipitation ». Elle s’inquiète de la situation des personnes qui ne relèvent pas du droit d’asile, car ce sont des « réfugiés économiques ». « Chez Emmaüs, on considère qu’il faut changer la loi sur le droit d’asile pour permettre à toutes ces personnes d’être accueillies dignement chez nous »

plumeau31

« pourquoi 0 migrants en ile de France ?? je vois que tout le monde n’est pas traité identiquement !!! »

Pour répondre au message de Plumeau 31, le gouvernement a choisi d’écarter l’Ile-de-France, car la région est « particulièrement tendue sur la question de l’hébergement ». C'est une réponse officielle.

15h40 : Les 2.000 récalcitrants au départ : « une rumeur », selon l’Intérieur.

L’association L’Auberge des migrants avait estimé qu’environ 2.000 personnes ne voulaient pas partir. « Cette rumeur est totalement infondée et participe d’une campagne de désinformation irresponsable, alors que l’opération se déroule dans les meilleures conditions et que 1.000 migrants sont déjà partis », selon Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

15h36 : La ministre du Logement demande que « le droit reprenne sa place dans cette histoire »

Sur RTL, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse indique qu’avec cette opération d’évacuation, « il n’est pas question de prix à payer, mais que le droit reprenne sa place ». « Il faut arrêter d’avoir ces gens-là dans la rue (…) On joue la bataille du droit d’asile au lieu d’attendre de façon hypocrite qu’ils passent en Angleterre ou ailleurs ».

15h15: A l'intérieur du camp

 

 

14h55 : Des régions plus sollicitées que d’autres

Le lieu exact des centres d’accueil reste secret mais voici la liste des centres région par région.

La liste des places disponibles par région.
La liste des places disponibles par région. - Ministère de l'Intérieur

 

 

Pour ne pas oublier l'origine de cette situation

 

14h40 : Quelques heurts répertoriés dans la file d’attente

Les policiers ont dû intervenir pour des débuts de heurts au cœur de la file d’attente qui s’allonge, d’heures en heures.

Des heurts au sein de la file d'attente
Des heurts au sein de la file d'attente - Goodman/LNP/Shutterstoc/SIPA

 

14h37 : L’association Utopia 56 s’inquiète des migrants « dublinés »

Les migrants « dublinés » sont ceux qui ont laissé des empreintes pour la première fois dans un autre Etat européen qui logiquement doit examiner leur demande. « Nous restons inquiets du sort de ces réfugiés. Nous craignons que ces personnes, notamment les hommes seuls, soient renvoyées vers ces pays… Qu’ils soient à nouveau baladés, transférés… Ce qui serait très cruel pour ces réfugiés qui ont déjà beaucoup souffert. »

 

14h 25 : Comment se passent concrètement les départs ?

Les migrants attendent leur tour dans une file d’attente. Arrivés dans le hangar, baptisé « sas », ils ont le choix entre deux destinations en fonction des capacités des centres : Rhône-Alpes ou Bourgogne ce lundi matin. Des responsables de l’office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) délivrent des bracelets de couleur correspondant à chaque région avec un numéro de bus inscrit sur le bracelet. Selon le Huffington Post, la Bourgogne serait plus prisée que Rhône-Alpes.

Le plan du «sas» à Calais.
Le plan du «sas» à Calais. - Préfecture du Pas-de-Calais

 

 

14h15 : Nicolas Bay (FN) regrette qu’on impose « des clandestins »

 

 

 

14 h : L’évêque d’Arras estime qu'« un long travail de réflexion, de partage, d’écoute, de compréhension et d’accueil est indispensable »

Dans La Voix du Nord, Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras, évoque « l’heure venue de construire plus que de démanteler ». « Il faut d’abord construire ou reconstruire les modalités du respect de la dignité humaine d’hommes et de femmes blessés qui ont quitté leurs pays et leurs familles dans des circonstances souvent atroces et douloureuses. (…) L’événement hautement médiatisé que nous allons vivre risque de déclencher des peurs, des réflexes de défense et de rejet (…). Il n’est pas humain de se contenter de slogans à connotation électoraliste quand la survie d’êtres fragiles est en cause. Un long travail de réflexion, de partage, d’écoute, de compréhension et d’accueil est indispensable (…). Un seul pays, une seule ville ne peuvent évidemment pas faire face à la question majeure des déplacements de personnes ».

coffrapattes

« Et les reloger à droit à gauche, ça va suffire ? Ces gens là veulent aller en Angleterre, le point de passage le plus court, c’est Calais. Ils y reviendront, c’est certain..»

Merci Coffrapattes de cette réflexion. Les personnes qui sont évacuées aujourd’hui et demain sont la plupart du temps volontaires pour demander le droit d’asile en France. Elles ont abandonné l’idée d’aller en Grande-Bretagne. Tout au moins pour l’instant. Il y a peu de chance qu’elles reviennent à Calais ?. Sauf si leur demande d’asile est refusée. Le problème risque de se poser avec les quelque 2.000 migrants de Calais qui espèrent toujours rejoindre l’Angleterre…

13h35 : Béziers non sanctionnée pour ses affiches anti-migrants

A Béziers non plus, le maire Robert Ménard, proche du FN, ne veut pas entendre parler d’accueillir des migrants dans sa ville. Il l’avait même fait savoir par des affichages municipaux. Deux associations avaient saisi la justice dénonçant une campagne de « propagande », « xénophobe et raciste ». Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, ce lundi, cette requête, estimant qu’il ne justifiait pas d’ordonner en urgence « une quelconque mesure en vue de sauvegarder une liberté fondamentale ».

pierremoncuis

« On espère que Bruxelles met la main au porte-feuilles ! Cela doit coûter une fortune ce démantèlement »

Merci Pierremoncuis d’avoir évoqué cette interrogation. Eh bien non ! L’Europe ne verse pas un centime pour cette opération. En revanche, le programme de relocalisation par des CAO est un programme européen

http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/11/cir_40246.pdf

13h15 : Le député Yann Capet tacle Laurent Wauqiez et Eric Ciotti

Sur BFM-TV, le député (PS) Yann Capet dénonce Laurent Wauquiez et Eric Ciotti qui ont appelé à refuser d'accueillir des migrants : « Ils préfèrent utiliser la crise migratoire pour des raisons politiques ». Le député socialiste se félicite de l’opération qui, « contrairement aux deux autres évacuations précédentes, a tenu compte de la situation humanitaire ».

13h05 : 711 migrants sont partis dans la matinée

La préfète du Pas-de-Calais a annoncé le départ dans la matinée de 711 migrants à bord de 17 autocars.

12 h 55 : « 87, c’est trop ! »

A Saint-Bauzille-de-Putois, c’est le nombre qui fait peur. Jeudi, le préfet avait été accueilli pour une réunion de concertation dans le village héraultais par des pancartes proclamant « 87, c’est trop ! ». A priori, le nombre serait réduit de moitié et les migrants devraient tout de même arriver au cours de la semaine. Le CAO doit être installé pour une durée de neuf mois dans un centre de pleine nature géré par l’association SOS Solidarités.

12h45: Négociations dans l'Hérault avec une commune récalcitrante

La préfecture de l'Hérault poursuit des négociations pour tenter de convaincre une petite commune cévenole, Saint-Bauzille-de-Putois, d'accueillir des migrants du campement de Calais, selon l'AFP. Le maire sans étiquette de cette commune de 1.800 habitants a présenté sa démission pour protester contre l'arrivée de 87 migrants de Calais, des jeunes majeurs célibataires sur environ 200 qui doivent être envoyés dans l'Hérault.

12h30 : « Cet incident bafoue les valeurs républicaines de la France »

« L’Etat condamne fermement l’incendie volontaire d’un centre d’accueil et d’orientation (CAO) qui, en plus d’être criminel et dangereux, bafoue les valeurs républicaines de la France, où offrir l’asile aux personnes fuyant les guerres et les persécutions est un devoir auquel on ne saurait se soustraire », souligne la préfecture du Puy-de-Dôme.

Ce CAO, situé à 20 km au nord de Clermont-Ferrand, fait partie des trois installés dans le Puy-de-Dôme. Il devait être mobilisé « dans un second temps » pour accueillir les migrants évacués de Calais.

12h25: Un futur centre d'accueil et d'orientation incendié

Un centre d'accueil et d'orientation (CAO) situé à Loubeyrat, dans le Puy-de-Dôme, a été légèrement endommagé par un incendie volontaire, dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé la préfecture et des pompiers.

12h20 : Une attention particulière pour les mineurs.

« Une attention particulière est accordée aux mineurs. Ils sont encadrés notamment par l’association France Terre d'Asile », précise la préfète du Pas-de-Calais. Si 200 mineurs ont pu être évacués vers la Grande-Bretagne la semaine dernière, ils seront encore 400 à prendre éventuellement le même chemin lors des deux prochaines semaines. En attendant leur départ, ils doivent être hébergés dans les containers du camp de Calais.

Et en cas de refus des Britanniques ? Les mineurs étrangers qui devraient rester en France seraient alors répartis dans les différents départements au titre de l’aide social à l’enfance.

12h10: «Pas de bousculade», selon la préfète du Pas-de-Calais

La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio estime que «la mise à l'abri se passe bien» et qu'il n'y a pas «eu de bousculade».

 

11h26: Beaucoup beaucoup beaucoup de journalistes sur place

Combien sont-ils ? 540, si l'on en croit le nombre de badges qui ont été délivrés. De très nombreux journalistes sont présents dans la «jungle» et aux abords pour couvrir le démantèlement en cours. Une équipe de télévision du Bangladesh a même été accréditée...

11h17: 2.000 migrants persistent à vouloir rester pour passer en Angleterre

C'est Christian Salomé, responsable de l'association L'Auberge des migrants, qui annonce ce chiffre à l'Agence France Presse, ce lundi. « Pour le moment ça se passe bien parce que ce sont des gens qui attendaient avec impatience de partir, précise-t-il. Mais je suis beaucoup plus inquiet pour la fin de la semaine, quand il ne restera que les gens qui ne veulent pas partir et qui veulent persister à rejoindre l'Angleterre ».

11h10: De nombreux «observateurs» sur place.

L'opération de démantèlement de la «jungle» se déroule sous l'œil d'experts. Notamment ceux des équipes de Jacques Toubon, le défenseur des droits mais aussi d'Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.

Dans un communiqué publié ce lundi, elle précise avoir envoyé une équipe de contrôleurs sur place. « Ils sont chargés de visiter tous les locaux et lieux de passage par lesquels peuvent être amenées à transiter, à être gardées à vue, retenues ou hébergées les personnes étrangères concernées par le démantèlement. »

10h48: Cazeneuve vante le «calme» et la «maîtrise»

L'évacuation de la «jungle» de Calais, entamée lundi matin, se déroule «pour l'instant dans le calme et la maîtrise», a affirmé Bernard Cazeneuve, en marge d'une intervention lors de rencontres à Paris avec les collectivités territoriales contre la radicalisation.

«C'est une opération dont on souhaite qu'elle se déroule dans le calme et dans la maîtrise. C'est pour l'instant le cas», a assuré le ministre de l'Intérieur, alors qu'un premier car de migrants a quitté le camp de la «jungle» à Calais vers 08H45, marquant le début de l'évacuation totale du plus grand bidonville de France où vivent 6.000 à 8.000 personnes.

« Pour les clandestins déboutés du doit d'asile, on les raccompagne en car ou on leur donne juste une OQTF ?. »

Merci fossoyette pour votre commentaire / question. Ceux qui partent en car, depuis Calais ce matin, n'ont, pour la plupart, pas encore fait de demande d'asile. Ils pourront l'effectuer une fois dans les centres d'accueil et d'orientation. Si l'asile leur est refusée, ils pourront alors être interpellés et se voir délivrer une Obligation de quitter le territoire français ensuite. Ceux qui ne veulent pas quitter Calais devraient également être interpellés dans la «jungle» à l'issue du démantèlement.

10h15: Les migrants sont-ils bien accueillis en France ?

L'Intérieur a donc ouvert 450 Centres d'accueil et d'orientation dans toute la France pour accueillir les migrants après le démantèlement de la «jungle» de Calais. «L'accueil n'est pas le même partout», reconnaît Pascal Brice, directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

>> Reportage: On a visité le centre d'accueil de Louvroil...

Par exemple, à Bellenaves (Allier), la municipalité a vu cet afflux d'un bon œil et en a profité pour reconstituer une équipe de football compétitive. En revanche, à Saint-Brévin (Loire-Atlantique), des coups de feu ont été tiré sur le centre avant son ouverture.

10h09: Cinq bus sont déjà partis

Selon Anne Guillard l'une des journalistes du Monde, présente sur place, cinq bus sont déjà partis depuis 8h. Dans chaque convoi, deux accompagnateurs sont présents pour épauler les migrants.

A leur arrivée dans le sas, ceux-ci ont le choix entre deux destinations. A noter qu'une carte de France leur a été remis pour qu'ils puissent choisir.

10h03: Les autorités ont créé une «zone de protection» à Calais.

L'arrêté a été pris, dimanche, par la sous-préfète du Pas-de-Calais. En raison du risque de débordements du à la présence, dans la «jungle», de militants No Border notamment, les autorités ont décidé de mettre en place une «zone de protection» tout autour de la «jungle». Seuls les riverains, les bénévoles et les conducteurs de poids-lourds travaillant aux abords ont le droit d'entrer dans cette zone. Le contenu de l'arrêté est disponible ici

9h57: Le fantasme de l'Angleterre ?

La question revient souvent... Les migrants de Calais veulent-ils vraiment «tous» rejoindre l'Angleterre ? Si le démantèlement n'empêchera pas certains d'entre eux de continuer à tenter de franchir illégalement la Manche, d'autres se sont résolus à rester en France et à demander l'asile. Dans quelle proportion ? Impossible à dire. Les associations sur place estiment qu'environ la moitié de 6 à 8.000 migrants de la «jungle» veulent désormais rester en France.

>> Témoignages: «Moi, je veux être chauffeur à Londres»

Il s'agit principalement des ressortissants Soudanais et Erythréens. En revanche, les Irakiens et les Syriens (moins nombreux) que nous avons interrogés maintiennent leur projet de partir en Grande-Bretagne. Essentiellement, parce qu'ils pensent qu'ils pourront travailler sans-papiers sur place.

« Vincent Vantighem merci pour votre parti pris dans l’utilisation des commentaires de vos lecteurs. N’oubliez pas trop votre étique journalistique. »

Merci ministe80 pour votre commentaire. Je n’oublie pas (du moins j’essaye) mon éthique journalistique. Le but de ce live est d’informer, d’éclairer, de faire comprendre. Par exemple, je vais tenter de répondre ici au commentaire de Masculinisme qui ne contient qu’un mot : « Remigration !!!! »

Voilà pourquoi cela serait compliqué en ne listant que les principaux pays d’où viennent les migrants de la « jungle » de Calais.

Soudan (43 % des migrants de la « jungle ») : Un conflit armé est en cours depuis 2011 entre le Soudan et les factions proches du Soudan du Sud pour le contrôle de l’Abyei, une région riche en pétrole. Dans le même temps, la situation est explosive au Soudan du Sud où des combats éclatent régulièrement.

Afghanistan (33 %) : Un rapport publié par l’ONU en juillet assure que le pays a battu un nouveau « record » avec 5.000 victimes d'attentats et de la dégradation des conditions de sécurité en six mois.

Erythrée (9 %) : Vivant dans la hantise d’une attaque de son voisin éthiopien, le pouvoir érythréen a rendu obligatoire le service militaire pour les jeunes afin de sanctionner les opposants et de contrôler la population.

Ethiopie (3,5%) :Depuis un an, la contestation grandit notamment dans la communauté Oromos qui accuse le pouvoir de spoliation en leur volant leurs terres. La majorité des Ethiopiens vivant à Calais sont des Oromos.

Syrie (1%) : Lire ici si nécessaire

Irak (1%) : Lire ici si nécessaire

9h43: La maire de Calais «perplexe» quand aux opérations

La maire de Calais, Natacha Bouchart (Les Républicains), s'est dite « perplexe », lundi, sur la possibilité de mener à bien l'opération du démantèlement de la « jungle », qui a commencé lundi matin.

« Je ne comprends pas qu'une telle opération ait été montée sans la coopération de la ville », a regretté Natacha Bouchart, sur Radio 6, une radio locale. Le dispositif inclut les services de l'Etat, les forces de l'ordre et les bénévoles associatifs.

Selon elle, le gouvernement prend donc « l'entière responsabilité » du déroulement du démantèlement car c'est « lui qui a provoqué la situation » en faisant arriver « 10.000 migrants à Calais ».

9h40: Cosse dénonce l'attitude «scandaleuse» de Londres.

La question des mineurs isolés sur la «jungle» de Calais est la plus sensible, selon les associations. Beaucoup d'entre eux réclament le passage légal en Angleterre au titre du regroupement familial. Mais Londres rechigne.

Et Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement râle. « C'est scandaleux qu'il faille qu'un ministre français de l'Intérieur aille à plusieurs reprises en Angleterre faire des interviews au Guardian pour qu'enfin le gouvernement britannique applique le droit international », a déclaré la ministre au micro de RTL.

>> Grosse inquiétude pour le sort des mineurs de Calais

9h29: Environ 1.500 migrants «éloignés» depuis le 1er janvier

Pour poursuivre le sujet évoqué dans le post précédent, sachez qu'environ 1.500 migrants qui se trouvaient à Calais ont été « éloignés de France » depuis le 1er janvier. Dans le même temps, environ 6.000 personnes ont été accueillies dans les Centres d'accueil et d'orientation pour qu'elles puissent déposer une demande d'asile officielle.

« Et ensuite ;arrivés dans les centres d’accueil en France.Triste a dire,mais que va t'on en faire? »

Bonne question de didake7. La procédure est la suivante. Une fois dans les Centres d'accueil et d'orientation (CAO), les migrants pourront déposer une demande d'asile officielle en préfecture. Se faisant, ils seront alors transférés dans les Centres d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) le temps de l'instruction de leur dossier. Si leur demande est validée, ils seront alors en situation régulière. Dans le cas contraire, ils seront visés par une mesure d'éloignement de la France. Depuis un an, environ 70% des demandes sont validées selon les chiffres fournis par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

9h23: Longues files d'attente devant le «sas»

L'information auprès des migrants semble bien passée. Les files d'attente sont longues devant le «sas» d'où doivent partir les migrants de la «jungle» de Calais.

 

9h03: Quel sort pour les mineurs isolés ?

C'était la grosse inquiétude des associations. Que vont devenir les 1.300 mineurs qui vivaient dans la «jungle» ? Comme les majeurs, ils peuvent, s'ils le souhaitent, rejoindre un Centre d'accueil en France et faire une demande d'asile. Mais l'immense majorité d'entre eux (90% environ) souhaitent rejoindre l'Angleterre.

>> Grosse inquiétude pour les mineurs de la «jungle»

Les autorités ont donc prévu un dispositif spécial. Ils seront accueillis, dès ce lundi soir, dans un bâtiment en dur dans la «jungle» où leur situation sera évaluée par des binômes franco-britanniques. En vertu d'une loi sur leur «vulnérabilité» ou sur le regroupement familial, certains d'entre eux pourraient franchir légalement la Manche. La semaine dernière, 200 mineurs ont fait le trajet.

« Quel désastre ce pays ! »

Dans la série des commentaires constructifs, tc29120 nous fait part de son désarroi quant à l'état de la France. Cela me rappelle la discussion que j'ai eue avec Tomas dans la « jungle », un Erythréen de 20 ans, qui a quitté son pays après avoir perdu ses parents et ses deux meilleurs amis et avoir refusé de se faire enrôler de force dans l'armée. Lui aussi évoquait le mot « désastre » pour parler de son pays.

8h48: Le premier bus a quitté Calais pour la Bourgogne

La machine est en marche. Selon l'Agence France Presse, le premier bus a quitté le «sas» d'évacuation en direction d'un Centre d'accueil et d'orientation situé en Bourgogne.

Rappelons que le ministère de l'Intérieur a ouvert 450 Centres de ce type un peu partout en France pour proposer des solutions d'hébergement aux migrants et les amener sur le chemin de l'asile. 60% de ces structures ont une capacité de moins de 20 places. D'après le ministère de l'Intérieur, près de 6.000 migrants venus de la «jungle» auraient déjà rejoints 167 CAO depuis le mois de novembre 2015. Ci-dessous, on vous propose de visiter celui de Louvroil (Nord) avec notre équipe de 20 Minutes Lille :

>> Louvroil: Les migrants veulent désormais apprendre le Français

8h43: Et les riverains dans tout ça ?

Le post précédent contenant le commentaire de Linodu14 m'amène à vous parler de Marie-Thérèse. Cette sexagénaire vit depuis 37 ans dans une rue à côté de la «jungle». Avant, elle avait vue sur «les lapins qui gambadaient sur les dunes». Désormais sur l'enchevêtrement de tentes et de baraques.

La vue qu'avait Marie-Thérèse avait l'installation de la «jungle» de Calais.
La vue qu'avait Marie-Thérèse avait l'installation de la «jungle» de Calais. - GOOGLE

Si elle demande à l'opinion publique de comprendre dans quelle situation elle se trouve aujourd'hui, elle fait aussi montre d'humanité à l'égard des migrants. «Il faut les comprendre, ils n'ont rien...» Son témoignage complet est à retrouver ci-dessous.

« Chers contribuables merci pour le financement de cette opération qui'il faudra recommencer vu le laxisme de nos dirigeants dans 3 mois la jungle se reconstitue. »

Dans les commentaires ci-dessous (n'hésitez pas y aller), Linodu 14 résume la critique principale formulée contre les autorités sur ce sujet. Problème insoluble ? Il y a plus de dix ans déjà, la pression migratoire sur le secteur du Calaisis était aussi forte sous un autre gouvernement. Comme l'a résumé une responsable associative de la «jungle» à 20 Minutes : «Tant que Douvres se trouvera face à Calais, il y a aura un afflux migratoire...»

8h35: François Hollande félicitera les forces de l'ordre

Un passage obligé vu la grogne actuelle des forces de l'ordre ? D'après Maryline Baumard, journaliste au Monde spécialisée dans les questions d'immigration, François Hollande devrait se rendre, ce lundi, au ministère de l'Intérieur pour délivrer un message de félicitations aux forces de l'ordre qui participent au démantèlement de la «jungle» de Calais.

 

8h29 : La nuit semble avoir été calme

Pas de nouvelles, pour le moment, des militants No Border et autres zadistes, sur place, qui avaient prévu de perturber les opérations d’évacuation. Si des échauffourées ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, la nuit dernière semble, elle, avoir été plus calme, à l'exception notable du jet de quelques grenades lacrymogènes.

Il faut dire que le dispositif de sécurité est impressionnant. 1.200 policiers et gendarmes ont été déployés sur le secteur en plus du millier d'hommes qui assurent en permanence la sécurité du site depuis 18 mois environ.

>> Sécurité: Les autorités craignent des tensions avec les No Border

8h27: Le «sas» a officiellement ouvert ses portes.

Pas une minute de retard. Le «sas» à partir duquel les migrants vont être évacués a ouvert ses portes à 8h00. Valises et baluchons sur le dos, environ 500 migrants étaient déjà positionnés devant les grilles.

8h18: Soudanais et Erythréens sont les premiers arrivés au sas.

Très nombreux dans la «jungle», les Soudanais (environ 43% des migrants) et les Erythréens (9%) semblent être les ressortissants les plus motivés à l'idée de quitter les lieux, selon les premières informations en provenance du «sas». «On sent un vrai changement d'état d'esprit, confiait à ce propos, Pascal Brice, directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Alors, qu'avant ils voulaient tous aller en Angleterre, ils ont, majoritairement, changé d'avis et veulent désormais rester en France...»

Pas tous non plus. Il y a une semaine, 20 Minutes a recueilli dans la «jungle» le témoignage de Khalid qui n'a pas perdu espoir de rejoindre son frère à Manchester. «Dans un jardin ? Sous un arbre ? Je ne sais pas où je vais dormir après le démantèlement mais cela ne me fait pas peur. Et je resterai ici tant que je ne réussirai pas à passer la Manche... »

Calais (Pas-de-Calais), le 13 octobre 2016. Khalid, un Soudanais de 32 ans, devant sa tente dans la «Jungle» de Calais.
Calais (Pas-de-Calais), le 13 octobre 2016. Khalid, un Soudanais de 32 ans, devant sa tente dans la «Jungle» de Calais. - V. VANTIGHEM

8h13: Une soixantaine de bus partiront dès ce lundi.

L'objectif des autorités est de parvenir à l'évacuation de 2.000 à 2.500 migrants dès ce lundi (notre post de 7h35). Pour cela, une soixantaine de bus ont été affrétés spécialement. Pour assurer la sécurité des migrants, ces bus seront géolocalisés tout au long du parcours.

>> Tout comprendre au démantèlement en cours dans la «jungle» de Calais

Des pauses ont été prévues, en amont, sur des aires d'autoroute où des forces de l'ordre sont stationnées, toujours dans le même but. A noter que certains bus ne partiront que ce soir et rouleront de nuit pour desservir, mardi matin, les destinations les plus lointaines.

8h07: Comment les choses vont-elles se dérouler ?

Les migrants volontaires pour le départ sont accueillis, depuis 8h, dans un hangar situé à 300 mètres de la «jungle». A l'extérieur, quatre files d'attente : une pour les majeurs, une pour les mineurs isolés, une pour les familles et la dernière pour les personnes vulnérables (femmes enceintes, malades...).

A l'intérieur, des personnels de l'Office français de l'immigration et de l'intégration vont les prendre en charge. Les migrants se verront alors proposer deux destinations. En fonction de leurs choix, ils se verront remettre un bracelet de couleur bleue ou rose. A l'autre bout du hangar, des bus ont été affrétés pour les emmener vers les Centres d'accueil et d'orientation (CAO) dispersés aux quatre coins de France.

7h55: L’Etat ne veut « rien cacher » aux journalistes

La préfecture du Pas-de-Calais a affirmé ce lundi « ne rien avoir à cacher » à l’opinion, en réponse aux trois syndicats de journalistes dénonçant des mesures « coercitives » à l’encontre de la presse couvrant le démantèlement de la « jungle » de Calais. « L’État, qui n’a rien à cacher d’une opération humanitaire préparée de longue date, ne peut à la fois se voir reprocher une présence excessive de la presse et en même temps d’entraver le travail des journalistes », déclare la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué.

7h35: Près de 60 bus prévus dès le premier jour

Une véritable « gare routière » a été montée pour assurer la fluidité de l’opération, avec 60 bus prévus dès le premier jour. « Si on arrive à orienter 2.000 à 2.500 personnes lundi, c’est très bien », estime Didier Leschi, directeur général de l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration).

 

7h25: « Mieux vaut attendre deux heures devant le bâtiment que deux jours »

Une centaine de Soudanais et d’Erythréens, des hommes principalement, se sont présentés avec valises et baluchons devant le hangar servant de quartier général. Idriss, un Soudanais, est arrivé avec un groupe d’amis. Il fait encore nuit noire, il sait que les portes n’ouvriront qu’à 8 heures mais « mieux vaut attendre deux heures devant le bâtiment que deux jours », lance-t-il.

 

7h15: Déjà une file d’attente

Une file d’une soixantaine de personnes s’étire déjà devant le point de rassemblement fixé par les autorités pour l’évacuation.

 

7h12: Comment le démantèlement va-t-il se dérouler ?

Entre 6.000 à 8.000 migrants vont être acheminés par car dans des centres d’accueil spécifiques durant toute la semaine. Pour comprendre comment l’opération va se dérouler, lire par ici.

7h04: Un dispositif de sécurité conséquent

Une dizaine de fourgons de CRS et quelques camions transportant du matériel ont quitté peu avant 6h les hôtels du front de mer pour prendre la direction du centre des opérations, selon un correspondant de l'AFP.

6h59: Une soixantaine de migrants au point de rassemblement

Une file d'une soixantaine de personnes s'étire déjà devant le sas encore fermé donnant accès au hangar qui sert de QG à l'opération d'évacuation, selon une journaliste de l'Agence France Presse sur place.

L'opération prévue ce lundi matin a commencé en avance. Des migrants sont arrivés dès 6h au point de rassemblement fixé par les autorités pour l'évacuation totale de la «jungle» de Calais. Ces femmes et ces hommes se sont présentés avec valises et baluchons devant le hangar servant de quartier général à l'opération, qui doit voir de 6.000 à 8.000 migrants être acheminés par car dans des centres d'accueil spécifiques durant toute la semaine.