Le test d’étiquetage nutritionnel, victime d'«anomalies», risque de nous laisser sur notre faim

CONSOMMATION Dans cinq magasins d’Ile-de-France, la proportion des produits étiquetés est très en deçà des chiffres annoncés…

20 Minutes avec AFP
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Les produits étiquetés ne sont pas très présents dans les rayons.
Les produits étiquetés ne sont pas très présents dans les rayons. — CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA

 est-il un fiasco ? Il est en tout cas clairement remis en cause par    qui rendent public ce vendredi des « anomalies » relevées dans cinq   sur les 40 supermarchés français où sont menés ces tests.

Après les avoir visités, une équipe de recherche nutritionnelle de  critique le dispositif et s’interroge sur « la capacité à obtenir des résultats statistiquement significatifs » à l’issue de l’expérimentation.

Pas assez de produits étiquetés

Selon l’analyse conduite, avec des diététiciens et des vidéos, dans cinq magasins d’ par l’équipe de l’Inserm, la proportion des produits étiquetés est très en deçà des chiffres annoncés. D’après le Dr Chantal Julia, membre de l’équipe de recherche, « seulement un peu plus de la moitié   des rayons pain-viennoiseries et traiteurs frais et un quart du rayon plats préparés d’épicerie étaient étiquetés ». De son côté, la revue spécialisée , après avoir visité deux magasins, évoque des résultats « décevants » et de « fortes disparités » d’un supermarché à l’autre.

Ayant eu vent de la publication de nouvelles critiques, ), organisme chargé de mettre en œuvre le test, a fait part de son « indignation » à propos de ces «    sauvages conduites clandestinement dans les magasins où se déroule l’expérimentation » et les qualifie d’enquêtes « partiales et partielles ».

Démarrée le 26 septembre, l’expérience inclut au total 60 magasins : 40 où sont testés 4 systèmes différents d’étiquetage nutritionnel simplifié et 20 magasins témoins servant à comparer les achats . Ce test effectué à la demande du ministère de la Santé vise à voir  . Toutefois, l’utilisation par les industriels et les distributeurs du logo qui sera au final retenu par les autorités sanitaires ne se fera que sur la base du volontariat.