Manifestation des policiers: Valls appelle au dialogue et accuse l’opposition «d’utilisation politique»

SECURITE Le Premier ministre « demande surtout à tous les responsables politiques de la dignité, de la hauteur de vue »…

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre Manuel Valls / T.Samson/AFP
Le Premier ministre Manuel Valls / T.Samson/AFP — AFP

Il ne s’était pas encore exprimé sur le sujet. Ce jeudi, Manuel Valls a appelé les policiers à « continuer le dialogue » entamé avec le gouvernement après des manifestations faisant suite à plusieurs agressions de policiers en France.

« Moi ce que je demande aux policiers, c’est de continuer le dialogue, au niveau de chaque département […] et de continuer de poursuivre le dialogue qu’ils ont eu hier (mercredi) » avec les ministres Bernard Cazeneuve et Jean-Jacques Urvoas, a déclaré ce jeudi le Premier ministre en marge d’un déplacement à Francfort.

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L’opposition « n’a pas été à la hauteur »

« Je demande surtout à tous les responsables politiques de la dignité, de la hauteur de vue. L’utilisation politique de cette expression n’est pas digne. Surtout quand soi-même on n’a pas été à la hauteur, je parle de l’opposition, ce qu’il fallait faire pour les policiers », a-t-il lancé, citant les suppressions de postes et de moyens sous la présidence Sarkozy.

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Le Premier ministre, qui a dit comprendre « l’angoisse » et « l’impatience » des policiers, a indiqué qu’il aurait « d’une manière ou d’une autre » l’occasion de rencontrer à nouveau les policiers, comme en Essonne début octobre après une violente agression à Viry-Châtillon. « Les policiers ont besoin de reconnaissance. Ils sont aimés par les Français, et pas seulement depuis Charlie (Hebdo). Moi je comprends leur angoisse, leur impatience », a-t-il affirmé.

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« J’en appelle au calme et à la sérénité et je dis aux policiers de France qu’ils peuvent compter bien sûr sur mon soutien, ma solidarité, ma compréhension, mon engagement. Mais je leur demande aussi de respecter les règles, qui sont celles de la police », a encore dit le Premier ministre.  Avec de nouvelles manifestations sur les Champs-Elysées et dans des villes de province, le mouvement de colère des policiers ne faiblit pas en dépit des promesses du gouvernement, confronté aux critiques de la droite et de l’extrême droite à quelques mois de la présidentielle.