Revendications des policiers: Des concertations dans les départements seront lancées dès lundi

SECURITE Les conclusions seront remises « en décembre pour mise en œuvre immédiate dès 2017 »…

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration de policiers.
Illustration de policiers. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Bernard Cazeneuve tente d’apaiser la situation. Des concertations seront lancées lundi dans les départements sur les revendications des policiers, a annoncé ce mercredi le ministre de l’Intérieur  après avoir reçu les syndicats policiers au lendemain de deux jours de manifestations d’agents exprimant leur ras-le-bol.

« J’ai demandé à tous les préfets, en lien avec les directeurs départementaux de la sécurité publique, de mener dans chaque département une concertation approfondie avec les personnels de la police nationale et leurs représentants syndicaux », a déclaré le ministre.

Un plan « de sécurité publique » dès novembre

Les conclusions seront remises « en décembre pour mise en œuvre immédiate dès 2017 ». Un plan « de sécurité publique » sera lancé en novembre et « complété des résultats de la concertation ». Cette initiative « permettra d’écouter les personnels et d’engager avec eux un dialogue riche sur les sujets suivants : la dotation de la sécurité publique en nouveaux matériels dès 2017 » dans la continuité d’un plan déjà engagé, « la question des charges indues, l’amélioration des conditions de travail par l’engagement de travaux immobiliers notamment », a précisé le ministre.

>> A lire aussi : Cambadélis dénonce la «patte» du Front national dans les manifestations des policiers

Bernard Cazeneuve a longuement défendu les efforts du gouvernement, rappelant une « hausse de 15 % des crédits » du ministère pour 2017. « Les policiers sont compris et soutenus non seulement par leur hiérarchie, par le gouvernement mais aussi par tous les Français », ils incarnent « une certaine idée de la France », a-t-il lancé. « Le gouvernement est totalement déterminé à ce que la justice passe à chaque fois qu’un policier ou un gendarme est agressé en raison de ce qu’il est », a assuré le ministre de l’Intérieur.