Uber: Une pub surfant sur la peur des agressions sexuelles fait grincer des dents

POLEMIQUE La campagne de publicité de la société de VTC met en avant le thème de la sécurité des passagères la nuit…

20 Minutes avec agence

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Illustration: un VTC Uber.
Illustration: un VTC Uber. — Jeff Chiu/AP/SIPA

Désireux de rassurer ses clients et de séduire de nouveaux utilisateurs en matière de sécurité, Uber a lancé en septembre une campagne de publicité dont un visuel en particulier fait polémique.

Le géant mondial du transport par chauffeur indépendant y promet à chaque passagère d’être « Uberrassurée », en montrant une jeune femme habillée comme le petit chaperon rouge, arborant un air serein à l’arrière d’une voiture en pleine nuit. L’accueil réservé à cette publicité a été mitigé.

Le service accusé de surfer sur la peur du viol

Des commentaires ont ainsi dénoncé la vision d’Uber, qui sous-entend pour certains que l’agression serait provoquée par la tenue très courte du personnage mis en scène.
La stratégie de communication d’Uber est également critiquée car elle consisterait à surfer sur la peur du viol pour développer ses profits.

Une attitude que certains internautes déplorent d’autant plus que si un trajet dans un véhicule de la société protège des agressions extérieures, le danger peut parfois venir du chauffeur lui-même. Les témoignages et les plaintes de clientes d’Uber harcelées ou agressées par un chauffeur travaillant pour le compte du groupe sont en effet nombreux dans le monde.

« J’avais l’impression d’être à la merci du chauffeur »

En France, RTL a relayé les expériences de cinq utilisatrices de l’appli affirmant avoir eu à subir de la part de leur conducteur d’un soir des remarques malsaines ou des propositions de relations sexuelles.

« J’avais l’impression d’être à la merci du chauffeur car je me retrouve dans sa voiture, tard », confie l’une d’elles. Une autre explique avoir été contactée sur son téléphone mobile après la course.

Uber assure avoir renforcé ses mesures de sécurité

Pourtant, Uber assure avoir renforcé ses mesures de sécurité, comme l’anonymat des numéros de téléphone ou la possibilité pour les proches des passagers de géolocaliser la voiture pendant le trajet.

La société rappelle que les clients disposent du prénom du conducteur et de l’immatriculation de sa voiture et encourage à porter plainte en cas d’agression. Par la voix de son porte-parole, Uber assure enfin fournir aux autorités toutes les informations nécessaires si les faits sont avérés et suspendre les chauffeurs impliqués.