L'immeuble à Angers dont le balcon s'est effondré le 15 octobre 2016, tuant 4 personnes.
L'immeuble à Angers dont le balcon s'est effondré le 15 octobre 2016, tuant 4 personnes. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

JUSTICE

Balcon effondré à Angers: Une information judiciaire ouverte après la mort de quatre personnes

Deux juges ont été co-saisis par le parquet pour instruire cette affaire qui va nécessiter plusieurs expertises…

Le drame a fait quatre morts et quatorze blessés. Le parquet d’ Angers a ouvert ce mardi matin une information judiciaire contre X pour homicides et blessures involontaires après l’effondrement d’un balcon à Angers dans la nuit de samedi à dimanche. Deux juges ont été co-saisis par le parquet pour instruire cette affaire qui va porter sur la recherche des causes de l’effondrement et nécessiter des expertises, déjà en cours, qui peuvent durer plusieurs mois.

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Dans l’immédiat, un arrêté de mise en péril a été pris et l’immeuble a été évacué de ses occupants. La mairie a invité les Angevins à « un temps de recueillement en hommage aux victimes », devant l’immeuble, ce mercredi à 17h.

Entreprise de maçonnerie, architecte et promoteur disent tous avoir respecté les normes

Dès lundi, l’entreprise de maçonnerie, la société Bonnel, par la voix de son avocat Pascal Rouiller, avait précisé que la construction des balcons, qui remonte à 1998, avait été « effectuée de manière classique dans le respect scrupuleux des règles de l’art, et sous le contrôle des personnes chargées de vérifier la qualité de ce type d’ouvrage ». Tout en ajoutant que l’entreprise n’était pas « concernée par son entretien ultérieur et à sa maintenance ».

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Le promoteur de cette résidence du centre-ville d’Angers, baptisée le « Surcouf », Alain Rousseau Immobilière Comine, rappelle dans un communiqué que ce drame est « très exceptionnel de par sa nature » et assure que son « entreprise a toujours réalisé des opérations immobilières dans le total respect des normes en vigueur ».

De même l’architecte de la résidence, l’agence Frédéric Rolland Architecture, précise dans un communiqué que l’immeuble « répondait à toutes les normes de l’époque en vigueur » et avait été livré « sans aucune réserve ». Et comme les autres entreprises, l’agence précise tout mettre en œuvre pour faciliter les expertises destinées à comprendre les causes de cet accident.