«Jungle» de Calais: Feu vert de la justice au démantèlement

MIGRANTS Onze associations avaient formé un recours contre les modalités soutenues par le gouvernement…

20 Minutes avec AFP

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La «jungle» de Calais, le 24 septembre 2016.
La «jungle» de Calais, le 24 septembre 2016. — Irina Kalashnikova/SIPA

Le recours des associations a été rejeté. Le tribunal administratif de Lille a validé ce mardi le principe d’un démantèlement rapide de la « jungle » de Calais.

Dans son ordonnance, le tribunal saisi jeudi soir en référé-liberté estime ainsi que « le principe même du démantèlement du site de la lande de Calais ne méconnaît pas le principe de prohibition des traitements inhumains et dégradants. Il vise, au contraire, notamment, à faire cesser de tels traitements ».

Le gouvernement « conforté »

La justice « conforte » la décision de démanteler la « jungle » dans « les meilleurs délais », a aussitôt déclaré le gouvernement. « Cette décision conforte le gouvernement dans sa démarche humanitaire et sa détermination à engager le démantèlement du campement de la lande dans les meilleurs délais et avant la période hivernale », ont déclaré Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse dans un communiqué commun.

>> A lire aussi : Le démantèlement de la «Jungle»? «Une question de jours», selon Cazeneuve

Les pouvoirs publics préparent activement le démantèlement en mobilisant des places d’hébergement en régions, avec plus de 7 000 déjà trouvées. Les efforts se concentrent depuis plusieurs jours sur les mineurs, le but étant de convaincre la Grande-Bretagne d’en reprendre le maximum au titre du regroupement familial et de trouver des solutions de prise en charge pour les autres.