VIDEO. Viry-Châtillon: 500 policiers sur les Champs-Elysées pour manifester leur «ras le bol»

MOBILISATION La mobilisation a lieu dix jours après l’attaque très violente à Viry-Châtillon qui avait blessé quatre policiers...

M.C. avec AFP

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Police nationale - Illustration
Police nationale - Illustration — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

« Nous sommes à bout », lâche l’un des agents venus manifester leur mécontentement sur les Champs-Elysées. Plusieurs dizaines de voitures de police ont perturbé la circulation sur la célèbre avenue parisienne, dans la nuit de lundi à mardi, une mobilisation nocturne pour exprimer leur « ras-le-bol général », dix jours après l’attaque contre des policiers à Viry-Châtillon.

Les policiers, en tenue civile, ont circulé à bord de véhicules banalisés ou appartenant à la flotte officielle de la police, gyrophares allumés, autour de l’Arc de Triomphe ainsi que sur les Champs-Elysées aux alentours de 1h du matin, avant de se disperser.

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500 policiers venus de toute l’Ile-de-France

Selon le Parisien, ce sont 500 policiers venus de toute l’Ile-de-France qui ont participé à cette manifestation partie de l’hôpital Saint-Louis. C’est là qu’est hospitalisé un adjoint de sécurité, très grièvement brûlé aux mains et au visage après avoir été blessé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne). D’après le quotidien, ce rassemblement « a été organisé sans organisation syndicale ».

L’attaque très violente du 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne) avait blessé quatre policiers, dont deux grièvement, près de la cité difficile de la Grande Borne, à Grigny, une commune limitrophe. Une dizaine de personnes « cagoulées », selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l’intérieur.

Le pronostic vital d’un adjoint de sécurité de 28 ans grièvement brûlé était « toujours engagé » en fin de semaine dernière, tandis qu’une gardienne de la paix de 39 ans devait sortir de l’hôpital en début de cette semaine, selon une source policière.