Terrorisme: Les attentats de novembre ont coûté 82.000 euros aux djihadistes

RAPPORT Les spécialistes européens du centre d’analyse du terrorisme (CAT) se sont penchés sur les comptes bancaires des terroristes...

20 Minutes avec agence

— 

Illustration d'un mémorial en hommage aux victimes de l'attentat du Bataclan, le 26 novembre 2015.
Illustration d'un mémorial en hommage aux victimes de l'attentat du Bataclan, le 26 novembre 2015. — Alain ROBERT / SIPA

Les attaques parisiennes contre les locaux de Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, les 7 et 9 janvier 2015, auraient coûté à leurs organisateurs 25.800 euros. Les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis auraient, eux, mobilisé un budget total de 82.000 euros.

Quant au terroriste qui a précipité son camion de 19 tonnes dans la foule à Nice (Alpes-Maritimes) le 14 juillet dernier, son action aurait coûté 2.500 euros, soit le montant nécessaire à l’achat d’une arme à feu et à la location du poids lourd pour trois jours.

21.000 euros d’armes

C’est ce que révèle une note du centre d’analyse du terrorisme (CAT) publiée en septembre et que s’est procurée le Journal du Dimanche (JDD). Les spécialistes européens se sont penchés sur les comptes bancaires des terroristes et ont ainsi montré que le prix de l’ensemble des armes utilisées par les responsables des attentats de janvier 2015 s’élevait à 21.000 euros.

Un montant que les tueurs ont pu réunir grâce à des prêts à la consommation et à du trafic de vêtements. Pour attaquer le Bataclan, les cafés parisiens et les abords du Stade de France en novembre 2015, l’étude du CAT indique que ce sont les déplacements des terroristes qui ont coûté le plus cher.

27.000 euros pour les trajets

Quelque 27.000 euros, soit un tiers du budget total des actions mortelles, a ainsi été consacré aux trajets entre la France et la Belgique, mais aussi aux voyages effectués par Salah Abdeslam en Grèce ou en Europe de l’Est.

20.000 euros auraient par ailleurs été nécessaires au paiement des loyers des différents logements discrètement occupés par les auteurs des attaques franciliennes. Le reste de l’argent aurait servi à payer les armes, les voitures de location, les téléphones mobiles et les faux papiers.

>> A lire aussi : Belgique: Les avoirs de personnes soupçonnées de terrorisme, dont Abrini, gelés pour la 1e fois

D’après le rapport, le financement des attentats du 13 novembre proviendrait de multiples contributions financières de personnes soutenant les djhadistes en France et au Royaume-Uni, d’une participation de 2.000 à 3.000 euros par terroriste versée par l’organisation de l’Etat Islamique mais aussi du fruit de la vente du bar que les frères Abdeslam possédaient à Molenbeek, en Belgique.