Flavie Flament, le 4 septembre 2014, à Paris.
Flavie Flament, le 4 septembre 2014, à Paris. — ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA

AGRESSION

L'animatrice Flavie Flament confie le viol dont elle a été victime à l'âge de 13 ans

Elle a décidé de revenir sur cet épisode douloureux de sa vie dans La Consolation (Ed. JC Lattès)

Elle a décidé d’écrire pour se consoler. L’animatrice Flavie Flament détaille dans une interview au Journal du Dimanche, les raisons pour lesquelles elle a décidé de révéler dans un livre à paraître ce mercredi La Consolation (Ed. JC Lattès) le viol dont elle a été victime lorsqu’elle avait 13 ans.

Garder un secret, c’est épuisant

« Il y a six ans, j’ai commencé à écrire pour moi. Garder un secret, c’est épuisant. Puis, je me suis rendue compte que j’avais besoin de partager. On écrit en silence, mais c’est la parole qui libère. C’est terrible de ne pas être entendue », explique-t-elle au JDD.

Son agresseur, un célèbre photographe

Dans cet ouvrage la jeune femme, qui anime On est fait pour s’entendre tous les après-midi sur la radio RTL, ne révèle pas le nom de son agresseur, un célèbre photographe dont elle tait le nom « à cause du couperet de la prescription concernant ce type de crime. Aujourd’hui, cet homme est juridiquement hors d’atteinte. Cela n’en fait pas un innocent pour autant ».

Des parents ambigus

L’animatrice dénonce aussi dans ce livre l’attitude de ses parents, pour le moins ambigus : « Il payait ma mère avec un pauvre Polaroid. C’est pour cela que j’ai écrit "un viol = un Pola" », raconte-t-elle au JDD. Plus tard, sa mère la poussera dans les bras d’autres hommes : « En ce qui concerne l’éducation humiliante que j’ai subie, c’était une stratégie inconsciente d’emprise. Mais c’était aussi un temps où on dressait les enfants en les rabaissant. On pensait que cela provoquerait un sursaut d’estime de soi. C’est tout le contraire », dit-elle au magazine Elle.

A la lecture de son interview, certains internautes revenaient déjà sur les délais de prescription dans les affaires d’agressions sexuelles.